This Immortal Coil, premières (très bonnes) impressions

06/09/2009, par Cyril Lacaud | Edito |
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Avant la sortie de "The Dark Age of Love" de This Immortal Coil, disque hommage au mystérieux groupe anglais Coil, le label Ici d'ailleurs nous conviait à une séance d'écoute. Comme Stéphane Grégoire, initiateur du projet et boss du label, je suis un fan invétéré du groupe. Un groupe qui m'a d'ailleurs rendu presque fou tant leur discographie est touffue, complexe et leurs disques volontairement difficiles à trouver, surtout à la fin des années 90, époque à laquelle l'internet ne permettait pas encore de dénicher un disque introuvable en deux clics de souris. Impossible donc de manquer ce rendez-vous, d'autant que les occasions d'évoquer le génie de Coil sont hélas bien trop rares ! Après la remise en main propre d'un petit paquet contenant le disque et un communiqué de presse, nous voila sagement assis en face d'une scène vide, celle de la Maroquinerie, pour écouter un album. Drôle d'ambiance ! Après une longue attente, pendant laquelle j'ai pu faire de nombreux allers-retours vers le bar (ils font les choses bien chez Differ-Ant !), Stéphane Grégoire, non sans une certaine angoisse, lance le début de l'écoute. Et ça commence en beauté avec le morceau "The Dark Age of Love", magnifiquement interprété par la merveilleuse Yael Naim. Elle était d'ailleurs assise à un mètre de moi, mais c'est le camarade Vincent A. qui me l'a dit, incapable que j'étais de la reconnaître ! Son nom me disait vaguement quelque chose, sans plus. Un début renversant de beauté et de finesse qui donne le ton d'un album s'avérant pourtant sur le papier une entreprise plus que risquée ! Eh bien, le défi est magistralement relevé, l'esprit de Coil n'est jamais trahi, bien au contraire ; avec cet hommage sensible et inspiré, le collectif lui offre une nouvelle facette. Les synthés omniprésents sur les titres originaux sont remplacés par une orchestration acoustique faite de cordes, de marimbas et autres hautbois, parfois accompagnés par les ondes Martenot de Christine Ott. Ajoutez à cela des interprétations vocales quasiment nirvanesques, comme sur cette interprétation hantée d'"Ostia" par un Bonnie "Prince" Billy possédé, et cet hommage se transforme en petit miracle ! Visiblement, l'assistance semblait du même avis et Stéphane Grégoire, soulagé. Espérons que ce disque, qui a nécessité quatre ans de travail, soit soutenu comme il le mérite ! Il compte d'ailleurs comme fan un certain Peter "Sleazy" Christopherson ... On en reparle bientôt et plus en détail dans les colonnes de POPnews. En attendant la sortie du disque, prévue le 12 octobre, régalez-vous avec ces quelques extraits.


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