> edito
accueil
> recherche
> jp nataf
paris, la cigale, 15...
> good shoes
no hope, no future
> josh rouse
el turista
> e-grand
s/t
> chapelier fou
interview
> yeasayer
odd blood
> double u
pineapple dream
> the tiny
gravity & grace
> babybird
ex-maniac
> julien pras
interview
> roken is...
interview
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THIS
IMMORTAL COIL - The Dark Age Of Love
(Ici
d'Ailleurs
/ Differ-Ant)
[site]
- acheter
ce disque
Rares
sont les albums hommage qui soient restés inoubliables
: c'est souvent mal foutu et la comparaison avec l'artiste
ou le groupe célébré suffit la plupart
du temps à donner le coup de grâce à
ce genre d'entreprise. Il
y a sûrement des exceptions dans l'histoire et on
peut déjà être assuré que The
"Dark Age Of Love" du collectif très astucieusement
baptisé This Immortal Coil en fera partie.
Comme les (bons)
albums du fameux projet de reprises This Mortal Coil, ce
disque joue la carte du décalage en s'attaquant au
répertoire de Coil, l'une des entités musicales
les plus inclassables qui soit, créée par
Peter Christopherson et Jhonn Balance (ex-Throbbing Gristle
pour l'un et ex-Psychic TV pour les deux), couple à
la ville comme en musique. Histoire de ne pas se perdre
en explications pénibles nous dirons, pour faire
simple et efficace que Coil est à mi-chemin entre
Nurse With Wound et Soft Cell. Dit comme ça, c'est
on ne peut plus clair, n'est-ce pas ? Un
groupe vraiment exceptionnel, mais hélas bien peu
connu du grand public et dont le mode de vie sulfureux et
extrême aura eu raison de Jhonn Balance un soir de
novembre 2004. C'est peu de temps après ce drame
que Stéphane Grégoire, fondateur du label
Ici d'Ailleurs et immense fan de Coil décida de leur
rendre hommage.
En fin connaisseur,
il a intelligemment choisi dans la très abondante
discographie du groupe (une cinquantaine d'albums et maxis
en un peu plus de vingt ans de carrière) onze titres
assez accrocheurs, voire accessibles, notion pourtant toute
relative dès qu'il s'agit de Coil. Exit donc les
morceaux les plus décadents des débuts...
dommage diront certains, mais comme le but est de toucher
un large public, il eut été mal venu d'aller
piocher parmi l'album "Scatology" ou de s'attaquer
à des titres de la trempe de "The Anal Staircase"
!
Ensuite, Stéphane
Grégoire a laissé libre cours à l'imagination
et au talent de Yann Tiersen, Matt Elliott, Yaël Naïm,
Sylvain Chauveau, DAAU, Christine Ott, Chapelier Fou et
Bonnie Prince Billy, compositeur qui d'ailleurs, obsédait
littéralement Jhonn Balance à la fin de sa
vie au point de vouloir lui ressembler. Un casting, certes
prestigieux, mais plutôt déconcertant tant
il semble à mille lieux des expériences occultes
qui sortaient des cerveaux bouillonnants des deux Anglais.
Et pourtant la magie opère
! Après quatre ans de travail minutieux pendant lequel
les artistes se sont échangé leurs enregistrements
(ils ne se sont presque jamais rencontrés !), le
résultat est absolument sublime. Les artistes sont
restés très fidèles aux formats et
à l'esprit des titres originaux, que se soient avec
des orchestrations onctueuses comme sur "The Dark Age
of Love" ou dans la langueur monotone d'un "Red
Queen", mais ont su capter la fragilité qui
se cachait derrière l'âme noire du groupe.
Ainsi revisitée en mode acoustique (piano, violoncelle,
accordéon, clarinette), agrémentée
d'ondes martenots ou dispositifs électroniques, la
musique de Coil, entre ténèbres (avec un Matt
Elliott taciturne) et lumières (avec une Yaël
Naïm céleste) est totalement réincarnée.
Pour s'en rendre compte il n'y a qu'à écouter
la version d'"Ostia" avec un Bonnie Prince Billy
possédé ou ce "Tattoed Man" sublime
et dépouillé sur lequel le piano et la voix
de Yaël Naïm nous font tutoyer des sommets que
l'on n'atteint que trop rarement.
Cyril Lacaud
acheter
ce disque
The Dark Age of Love (Yaël Naïm, Chapelier Fou,
DAAU, David Donatien, Christine Ott)
Red Queen (Yann Tiersen, Matt Elliott)
Ostia (Bonnie Prince Billy, Christine Ott, DAAU)
Chaostrophy (Christine Ott, DAAU)
Love Secret Domain (Yann Tiersen, Matt Elliott)
Tattoed Man (Yaël Naïm)
Teenage Lightning (Matt Elliott)
Amber Rain (Sylvain Chauveau, DAAU)
Cardinal Points DAAU, Christine Ott
Blood From the Air (Christine Ott, DAAU, Deadverse, Nightwood)
Outro LSD (Yann Tiersen, Matt Elliott)
|