> edito
accueil
> recherche
> julien pras
interview
> roken is...
interview
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> massive attack
heligoland
> sambassadeur
european
> chapelier fou
613
> vale poher
tauten
> clara clara
interview
> villeneuve
dry marks memory
> yoyoyo acapulco
the pleumeleuc...
> jean-louis murat
le cours ordinaire...
> la route du rock
collection hiver 2010...
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
TINARIWEN
- Bordeaux, Le BT59, 7/10/2009
Pour
être plus précis, le groupe des Touareg jouait
au BT59, salle de Bègles (banlieue bordelaise). Le
public a répondu présent à cette affiche
qui réunissait donc Tinariwen et 17 Hippies, groupe
allemand qui existe depuis un long moment. Il était
prévu que les deux groupes bénéficient
du même temps sur scène, et ça s'est
vérifié.

Avant
de revenir sur Tinariwen, qui a joué en premier,
je glisserai quelques mots rapides sur 17 Hippies, formation
composée de 13 musiciens et qui brasse allègrement
rythmes venus des Balkans et touches tziganes, mais leur
musique ne m'a réellement touché que lorsque
les rythmes effrénés laissaient place à
une forme de mélancolie, avec le ralentissement que
cela suppose : on sentait alors qu'il y a des histoires
derrière tout ça, j'étais plus pris
par l'ambiance et la subtilité qui s'en dégage.
Si le concert avait plus été dans cette veine,
nul doute que j'aurais été conquis. Mais fort
heureusement, je l'avais été avant par Tinariwen...
Il
y avait 6 membres sur scène lorsque le concert a
commencé, dans une chaleur torride qui semblait d'ailleurs
faire souffrir les membres du groupe, vêtus de façon
traditionnelle. Mais loin d'être figée dans
les coutumes et les racines Touareg, la musique de Tinariwen
est un vrai ravissement, tant elle est riche, variée
et forte émotionnellement. La barrière de
la langue (chant en tamasheq) n'en est finalement pas une
: aux paroles se substituent la mélodie des mots,
et qu'importe si personne (ou presque) ne les comprend.
On peut alors se rattacher aux émotions véhiculées
: souffrance, mais aussi dignité, ferveur par instants,
qui laisse place au recueillement. Musicalement, Tinariwen
tire ses racines du blues, mais y incorpore des touches
funk par instants, tout en maintenant en permanence l'électricité
et la tension au premier plan. Mon collègue Julian
a parfaitement décrit la musique
du groupe, et des titres comme "Tenhert",
"Lulla" ou "Imidiwan Afrik Tendam" sont
aussi accessibles que profonds : ils prennent directement
aux tripes, et l'on ressent le vécu de ces hommes.
Pourtant, et c'est sans doute ce qui a expliqué la
réaction très favorable du public, le groupe
a un vrai sens du partage, de communion avec le public :
le public est appelé à taper des mains, certains
parmi celui-ci dansent (plus ou moins...) et au bout d'une
heure de très haute volée, c'est sous un tonnerre
d'applaudissements que les 8 musiciens se retirent, l'air
heureux tout comme la centaine de spectateurs présents
ce mercredi.
Mickaël Choisi
A lire également, sur Tinariwen : la chronique de "Imidiwan : Companions" (2009)
|