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TINDERSTICKS - Falling Down A Mountain
(Beggars
/ Naïve)
[site]
- acheter
ce disque
On
n'aurait pas misé une piastre, pas une cacahuète
sur un retour gagnant des Tindersticks, groupe ayant atteint
les cimes pour beaucoup inaccessibles, et ce, dès
la première expédition, avec la sortie en
novembre 1993 d'un disque éponyme tourbeux, ouaté,
classieux, qui imprégné de soul-music, chargé
d'un héritage walshien-nickcaviste, avait ramené
le cadre mélodique dans le chant de la comédie
d'alcôve se terminant en drame à la Zola. Les
autres albums furent, dans la plupart des cas, tout aussi
flamboyants. "Falling Down a Mountain" est encore
un grand disque. L'arrivée de nouveaux musiciens
(Jo Fraser et Andy Nice aux instruments à cordes,
Terry Edwards aux cuivres, ainsi que David Kitt à
la guitare) donne un panel plus étendu, plus frais
à l'ensemble. Ainsi, le premier titre qui est aussi
celui de l'album, s'ouvre sur une ligne de basse entêtante
sortant des brumes de Cimmérie. A la manière
d'un début de répét', les voix s'échauffent,
les instruments balbutient se répondant de façon
policée. Tout y est retenu mais sous tension, prêt
à s'étendre dans les limbes avant de retomber
sur "Keep You Beautiful", hymne édénique,
où la ferveur nous prend à nous imaginer danser
avec notre moitié sous un tilleul une nuit d'été.
Magnifique. L'autre point culminant de cet album est ce
duo rêvé Stuart A. Staples et Mary Margaret
O'Hara, artiste au talent fou mais qui depuis 1988 n'apparaît
que sporadiquement en tant que contributrice à divers
projets. Totalement dépouillé "Peanuts"
semble être le point culminant d'un éloge de
la simplicité, misant tout sur une sensibilité
nue et naïve grâce à des voix uniques.
Les compositions plus sobres, à l'unité plus
marquée, fonctionnent tout autant, comme ce "She
Rode Me Down", chevauchée fantastique aussi
fringante qu'un veston Louis Vuitton. D'ailleurs, le groupe
a dernièrement joué pendant un défilé
de la marque. Toutefois, le disque perd un peu de sa superbe
en fin de parcours, en raison d'instrumentaux qui auraient
mérité l'appui nasillard de Stuart A. Staples,
ainsi que par le fait de morceaux à la magie moins
évidente. Pourtant, Dieu que la montagne est belle.
Benoit
Crevits
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A lire également, sur Tindersticks : la chronique de "The Hungry Saw" (2008) la chronique de "Waiting for the moon" (2003) la chronique de "Trouble Every Day" (2001) la chronique de "Can Our Love ..." (2001) la chronique de "Simple Pleasure" (1999) la chronique de "Donkeys 92-97" (1998)
Falling
Down a Mountain
Keep You Beautiful
Harmony Around My Table
Peanuts
She Rode Me Down
Hubbards Hills
Black Smoke
No Place So Alone
Factory Girls
Piano Music
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