Tindersticks vs. Metallica

05/05/2008, par Luc Taramini | Edito |
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Le dimanche soir c'est glauque. C'est pas moi qui le dis c'est Bernard Lenoir. Surtout quand on a l'habitude de reprendre le boulot le lundi soir. Mais parfois non. Comme hier, par exemple. A l'heure de Stade 2 et des bouchons au péage de Saint-Arnoult, les Tindersticks jouaient en black session à la maison de la radio. Des retrouvailles sobres et émues avec l'ami Stuart et sa bande d'Anglais aux belles manières. Pour l'occasion le groupe avait sorti les violons et les cuivres. Ma voisine avait le regard qui brillait. Normal, Stuart quand il chante, tu as vaguement l'impression qu'il fait l'amour à ta femme. L'enfoiré ! La semaine prochaine je contre-attaque avec des rouflaquettes et une chemise Paul Smith... Dimanche pas glauque mais grosse remise en question tout de même. Avec la tribu des ex-chevelus de Metallica qui constituèrent la suite de mon programme. En effet, Arte a eu l'excellente idée de diffuser le documentaire "Some Kind of Monster", une plongée dans l'intimité du groupe de métaleux le plus bankable de la planète (90 millions d'albums vendus). Je m'attendais à un déluge de bruit et de fureur, à un enchevêtrement de clichés rock'n roll et de délires régressifs d'enfants gâtés, je découvre trois lascars paumés, se parlant par psy interposé. Pathétique ? Non humain, terriblement humain : James Hetfield tout tatouage dehors fond comme un gros bisounours devant sa fille en tutu et s'en veut de vouloir imposer ses règles au groupe. Lars Ulrich fait son jogging matinal et piaffe d'impatience en studio. Kirk Hammett compte les points et s'essaie à l'écriture de textes (c'est clairement moins son truc que les solos de guitare). Pendant ce temps, le producteur Bob Rock promène un regard affligé sur la petite troupe en se demandant si le disque sortira un jour. Bref, pendant une heure et demi, je nage en plein psychodrame dans cette version pour hardos des "feux de l'amour". Et le pire c'est que j'y crois. Est-ce que James va réussir à arrêter de boire ? Est-ce que l'album va enfin sortir ? Est-ce que le nouveau bassiste fera l'affaire ? Ben oui, évidemment parce que les ricains sont super forts en happy end. Reste une question à résoudre : pourquoi se mettre à nu alors qu'on a les moyens de se payer la meilleure des propagandes guerrières ? Bernard, un avis ? Luc PS : Engager un psy le jour où la communication au sein de POPnews commencera à battre de l'aile !

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