Tony Visconti, 40 ans de bons et loyaux services au nom de la Pop.

08/05/2008, par Frédéric Antona | Edito |
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Je viens tout juste de refermer la fameuse autobiographie de Tony Visconti "Bowie, Bolan et le gamin de Brooklyn". En 400 pages, c'est tout un pan de l'histoire de la pop et du rock qui nous est contée. Tony Visconti a produit, arrangé ou participé à un nombre de disques majeurs proprement incroyable. Mais c'est avant tout sa capacité à garder ses oreilles et son esprit grand ouverts qui lui a permis une telle carrière : Des arrangements pour The Move, Procol Harum ou Paul McCartney aux productions édifiantes de Bowie et T.Rex, Visconti nous retrace des moments musicaux dont un certain nombre d'entre nous rêvaient d'avoir des détails. L'enregistrement d"Electric Warrior", la rencontre Lennon-Bowie au moment de "Young Americans", la production des Rita Mitsouko, Visconti les raconte, avec recul, conscient d'avoir été au bon endroit au bon moment, et de contribuer à édifier la musique qui lui filait le frisson. La plupart de ses productions sont aujourd'hui considérées comme des classiques absolus : "The Man Who Sold The World", "The Slider", la trilogie berlinoise (ou européenne, plus précisément)... mais on réalise à la lecture de cette autobiographie que ce travail est le résultat de coup d'audaces, de prises de risques, et c'est cette liberté artistique totale qui permit de faire de ces disques des standards. Plus de 400 pages de bonheur musical, donc, excellement traduites par Jérôme Soligny. Le passage sur l'élaboration en studio de "Heroes", notamment, nous aide à nous rappeler pourquoi nous aimons tant cette musique. Vous pouvez trouver le livre ici.

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