Transmusicales de Rennes - Cat Power, CSS, Klaxons, Porcelain, Viva Voce, Montevideo, Razorlight, I'm From Barcelona, Albert Hammond Jr

20/12/2006, par | Festivals |
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vendredi 8 décembre

Klaxons, par Simon Grossi

Ce sont les fulgurants Klaxons qui ouvrent le spectacle. Tout le monde (sauf moi) détient son "kit de fan des Klaxons" distribué à l'entrée. Terriblement accrocheurs, ces jeunes Anglais excitent un public acquis dès les premières notes de leur tube "Atlantis to Interzone". Cet embranchement de choeurs superposés sur des rythmes endiablés est pour le moins efficace. Il ne manque plus qu'un répertoire plus fourni et approfondi pour mener le groupe vers les sommets.
Alors c'est sûr après ça, bien que moins approximatif, le concert des Bishops paraît bien fade. Ce trio anglais nous offre un rock nerveux un peu trop classique, vite expédié, avec une attitude scénique légèrement surjouée. Puis il faut aller voir Albert Hammond Jr, c'est donc sans grand regret qu'on les laisse finir leur set sans nous.
Albert Hammond est la tête d'affiche de ce vendredi, mais en tant qu'Albert Hammond ou en tant que guitariste des Strokes ? Albert Hammond est la caution mélodique des Strokes et l'on s'en aperçoit très vite, dès les premières notes. Non, Albert ne livre pas une resucée des Strokes en solo, mais un rock indie bien plus posé. Brillamment accompagné, Albert effectue un set carré, pas une fausse note, rien, tout bien efficace. Peut être un peu trop propre alors ? Oui, sans doute, car ce concert ne restera pas dans les mémoires.

Albert Hammond Jr, par Simon Grossi


C'est un peu l'inverse avec Serena Maneesh. Les Norvégiens proposent une noisy pop assez allumée et je reste un peu hagard devant ces jeunes gens qui visiblement ne tournent pas à l'eau claire. Après quelques morceaux de noisy plutôt classiques, du shoegazing joué en roue libre, le batteur et la bassiste s'éclipsent pour laisser libre cours aux expérimentations bruitistes des deux guitaristes. C'est assez extrême, je ne sais pas trop quoi en penser mais le résultat est au moins marquant.
Mais deux révélations vont se suivre coup sur coup ce soir. Elles viennent toutes les deux d'outre-Atlantique. Nous aurons droit d'abord au fabuleux concert des Californiens de Cold War Kids. Ces impétueux Américains démarrent feu au plancher les morceaux de "Robbers & Cowards" qui ne sortira par chez nous qu'en 2007. Le chanteur Nathan Willet permute tour à tour guitare et piano mais toujours dans une frénésie impressionnante. Willet s'applique avec beaucoup d'exigence à un chant "gospel" proche de celui de Jude Cristobal. Au final, le quatuor assène un rock fougueux faussement classique et assez prometteur. On n'a pas fini d'en entendre parler.
On a à peine le temps de se remettre qu'on se retrouve scotché devant les New-Yorkais de The Books, duo original composé d'un guitariste acoustique et d'un violoncelliste qui s'accompagnent chacun de samples bidouillés. Derrière eux, un grand écran sur lequel défilent de jolies projections videos (petit aparté : on a beau être proche de la scène, voici venue l'heure de se faire perturber par les alcooliques. C'est toujours agréable de se faire aborder par un vieux mec complètement bourré ou une vieille connaissance légèrement moins éméchée qui vous tient mordicus que ce concert est "merdique" et que l'on est "un abruti" de ne pas le comprendre et que "c'est bien les journalistes, ça". Alors monsieur Brossard, on ne vous remerciera jamais assez de nous avoir fait découvrir The Books mais vous pourriez passer ce genre de concert dans une ambiance ou à une heure plus propice la prochaine fois ?). Cette alliance moderne réussie de l'acoustique et l'électronique sublimée par le chant léger de Zammuto rend le set assez bouleversant. La majorité du public est conquis et ne laisse pas le duo partir si vite. Les New-Yorkais finiront sur une convaincante reprise de Nick Drake.
La soirée se termine avec les Long Blondes, petites soeurs (et frères aussi) punk d'Elastica. Le quintet de Sheffield n'a absolument rien à envier à tous ses confrères de la perfide Albion qui pratiquent ce rock crâneur qui commence à faire un peu suer. La sexy Kate Jackson assure vraiment sur scène, rien à redire mais bon...

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