Transmusicales de Rennes - Cat Power, CSS, Klaxons, Porcelain, Viva Voce, Montevideo, Razorlight, I'm From Barcelona, Albert Hammond Jr

20/12/2006, par | Festivals |
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Samedi 9 décembre

La dernière fois que j'avais vu Peter Von Poehl, eh bien c'était aux Trans dans la petite salle de la Cité ou le grand blond accompagnait Burgalat. Il fallait être sacrément malin pour se douter que Peter tiendrait la vedette six ans plus tard à l'Aire Libre. Dans une salle où il était difficile de ne pas se trouver à côté d'un artiste, d'un journaliste ou de tout autre professionnel orné d'une cravate verte badgé (j'étais personnellement cerné), le Suédois va subjuguer son monde. Marie Modiano s'occupe de la première partie et plutôt bien en nous offrant un concert tendre et raffiné où elle accompagne ses textes mélancoliques de sa voix fragile, d'un piano ou d'une guitare (sans oublier de marquer le tempo avec son pied). Accompagné d'une dizaine de musiciens (dont Charlie O. et Jérôme Bensoussan), le Germano-Suédois égrène ensuite les titres de son dernier album et s'adresse au public entre chaque morceau pour raconter des histoires au final peu intéressantes (mais dictées dans un français saccadé assez touchant) ou lui demander de l'accompagner en choeur pour le prochain titre. La présence de choeurs et de cuivres offre plus d'ampleur aux morceaux fragiles et délicats de Von Poehl. On ne sait plus trop combien il y a eu de rappels, on se souvient juste que Marie Modiano est revenue sur scène pour l'accompagner sur une jolie reprise de "You've Lost That Lovin' Feelin", et qu'il a fallu attendre la toute fin pour déguster une prestation magnifique de "The Story of the Impossible". Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas laissé autant emporter par un concert. Magnifique.

CSS par Simon Grossi


Changement total d'ambiance au parc expo (beaucoup plus rempli ce soir) ou l'on se dépêche de se diriger vers le Hall 3 qui va voir se produire les CSS. On est assez en avance pour apprécier le set plus que timoré des Glass Dj qui nous font découvrir des nouveautés comme Bloc Party et nous ressortent des vieilleries oubliées comme les Jackson 5. Le public est ravi, c'est sûr, mais bon...
Voici enfin les Brésiliennes très attendues de CSS. Même si elles en ont marre, elles le sont malgré elles, sexy. Le seul mâle du combo assure un rythme basique à la batterie. Comme sur leur album, les titres sont très accrocheurs et font danser la foule devenue d'un coup formidablement fiévreuse. Une foule surchauffée par la chanteuse Lowefoxxx qui court partout et qui se jettera au final dans le public. Tout le monde s'est bien amusé sur ces titres punko/pop/new wave.

Kaiser Chiefs, par Simon Grossi


C'est au tour des Kaiser Chiefs (dont on ne sait pas trop ce qu'ils font aux Trans mais bon) d'emporter le public et ça, le groupe de Leeds sait bien le faire. Leur popularité est due en grande partie à leurs qualités scéniques et elle n'est pas usurpée. C'est enlevé, dynamique, le chanteur Ricky bouge partout et harangue la foule à coup de lalalala. Ce n'est pas de la grande finesse mais à quoi d'autre s'attendre ? Anciens et nouveaux morceaux se succèdent avec la même efficacité et la même réponse (très positive) du public.

Justice, par Simon Grossi


Le dernier groupe vraiment vu de cette 28ème édition est Justice. Il n'y a qu'un sommaire artifice sur scène : une croix de... justice. J'aurais aimé trouver une superbe analogie ampoulée qui m'aurait permis de comparer leur concert avec ce symbole mais je n'y suis pas parvenu... Les Français vont jouer pendant plus de deux heures des morceaux idéaux pour gigoter (mais bien trop énergiques pour mes pieds fatigués). Beats puissants, son crade et saturé au maximum, ces deux-là confirment qu'ils sont bien plus que des talentueux remixeurs.

Alors au final, nous avons eu des chouettes révélations : Cold War Kids, The Books ; des confirmations : CSS, Viva Voce ; un concert exceptionnel de Von Poehl et un public finalement venu en masse le samedi. En perte de vitesse les Trans ? Pas encore cette année.

Vincent Le Doeuff
Photos par Simon Grossi 

Merci à Emilie et à Simon.

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