Trentemøller - Into the Great Wide Yonder

23/09/2010, par David Larre | Albums |
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TRENTEMØLLER - Into The Great Wide Yonder
(In My Room / La Baleine) [site] - acheter ce disque

TRENTEMØLLER - Into The Great Wide YonderMême quelques mois après sa sortie, le second véritable album du Danois mérite d'être salué pour sa richesse et son sens de l'exploration sonore. Si Anders Trentemøller a été remarqué dès "The Last Resort" comme un maître de l'électro ductile (un savant mélange d'ambient et de techno aérienne, empreint d'un réel mystère), puis consacré par des commandes prestigieuses de remixes (de Franz Ferdinand à Depeche Mode), il prouve avec ce nouvel opus la variété de son inspiration. "Into the Great Wide Yonder", visuellement noyé sous les fumées dégagées des ruines du World Trade Center, acoustiquement sous les effets de guitare et les ambiances crépusculaires (une sorte de western électro), est aussi le disque le plus volontiers référencé de son auteur, cherchant les vocaux vaporeux à la Hope Sandoval, ou le mélange fusionnel entre rock et électro de UNKLE période "War Stories".

La nouveauté, ce sont donc les voix, et les chansons alanguies qu'elles portent, et si comme déjà sur "The Last Resort", le propos musical de Trentemøller ne relève pas exactement de l'avant-garde, mais du désir tenace de recycler, avec passion et élégance, les plus belles trouvailles de la musique électronique, son art est de fusionner avec un réel sens des textures, des profondeurs, et une précision du son sans faille, les matériaux composites qu'il travaille. Dès l'entame de "The Mash and The Fury", on aura compris que l'odyssée sonore serait dark, comme une menace grondante que rien, et surtout pas ces mélopées de sirènes ("Is Your Heart in Need ?", sur "Sycamore Feeling") ne sauraient écarter : progressivement amalgamés, scories post-rock, bribes d'americana, mélodies en apesanteur, chœurs modulés, stridences, échos, réverb', se fondent au même creuset. Seul un "Shades of Marble" rappelle la beauté élégiaque des pièces de "The Last Resort". Sans souci passéiste, ni velléité visionnaire, Trentemøller va son chemin, passionnément, librement.

David Larre

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A lire également, sur Trentemøller :
la chronique de "The Last Resort" (2007)

The Mash and The Fury
Sycamore Feeling
Past the Beginnings of the End
Shades of Marble
...Even though You're With Another Girl
Häxan
Metamorphosis
Silver Surfer, Ghost Rider Go !!!
Neverglade
Tide

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