Trio de choix au Triptyque

25/06/2007, par Christophe Dufeu | Concerts |
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Veillée d'armes ce 20 juin au Triptyque, un soir avant la Fête de la Musique : c'est une affiche vraiment attrayante que nous propose l'hôte de cette nouvelle édition des soirées "Merry Go Round". C'est Heligoland qui ouvre le bal : la voix de Karen Vogt mène un quatuor qui oscille entre un folk intimiste et des plages un peu plus virulentes ; le quatuor, actuellement en résidence à Paris, montre un plaisir évident à jouer : le guitariste maltraite sa Telecaster pour en tirer des sons étherés, la batteuse et le bassiste s'amusent franchement et la très grande chanteuse (par la taille et, on peut le dire, le talent), guitare folk en main et sourire en coin, fait planer sa voix superbe au dessus d'un public visiblement ravi. De quoi confirmer tout le bien que l'on pensait déjà de leur album "A Street Between Us". Arrive ensuite sur scène Tim Keegan, seul avec sa guitare, parisien d'adoption lui aussi. L'ambiance est décontractée ; Keegan plaisante et raconte dans un français approximatif la genèse de ses chansons ; il chante, à la demande d'un ami dans le public, une vieille chanson construite à partir d'un accord de Radiohead et dont les paroles ont été inspirées par l'écoute indiscrète d'une conversation téléphonique. Sympathique et amusant. C'est aussi seul à la guitare que Dale Grundle se présente sur scène ; il vend ce soir-là, quelques jours avant sa sortie officielle, "Setting Fire to Sleepy Towns", second EP de son projet The Sleeping Years, un disque qui fait suite au formidable "You and Me Against the World". Les chansons qu'il va jouer ce soir sont essentiellement issues des ces deux cinq-titres. Il étrène les nouveaux morceaux dont la magnifique chanson titre ; la guitare égrène des arpèges lumineux ; la voix, souvent haut perchée, joue avec les limites. Le public écoute religieusement, à peine déconcentré par une clim' un peu bruyante. Dale Grundle, chemise noire décontractée, joue ses titres phares comme "Dressed for Rain" ou "Clocks and Clones" (qui sortira sur le troisième EP) avant de finir sur "The Lockkeeper's Cottage" qui est, comme il l'explique dans l'interview qu'il nous a accordée, un morceau inspiré par (et dédié à) son père. Un apéritif folk plus qu'agréable avant la Fête de la Musique.

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