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TUNNG - Paris, Le Point Éphémère, Le 21/02/2008
Pour leur première date parisienne, les Anglais de Tunng font fort. Le concert affiche complet et un public hétéroclite (des jeunes, des moins jeunes, des familles...) les attend de pied ferme. "L'endroit est super, c'est exactement le genre de petites salles dans lesquelles on aime évoluer" confiait Mike Lindsay avant le show. Et il n'a pas tort. L'intimité et la proximité avec le public que permet le Point Éphémère conviennent parfaitement aux bricolages sonores de Tunng.

La bande à Mike débarque chapeautée. Couvre-chefs de sorcière ou de tyrolien en guise de couronne, les musicients démarrent. Un coffre à jouets trône au milieu de la scène. C'est là-dedans que les musiciens viennent puiser leur inspiration. Tour à tour, ils en sortent des cloches, des joujoux étranges en forme de papillon, de grands bâtons avec lesquels ils se frappent pour créer des rythmes originaux... Leur musique ressemble à un puzzle gigantesque... Un 5000 pièces au moins !

A l'arrière plan un DJ dessine une fresque de sons électroniques enregistrés çà et là ou fabriqués par ses machines, tandis qu'à ses côtés un multi-instrumentiste passe de la batterie à la clarinette en un claquement de doigt. Sur le devant de scène, ça danse et ça chante. Ça joue de la guitare acoustique aussi. La jolie Becky enchante avec sa douce voix. Ils ont dû en faire des fêtes autour d'un feu de joie, ces hippies modernes avant d'emporter le public parisien avec une telle ferveur ! C'est rare de voir un tel engouement autour d'une troupe bucolique évoluant loin du mainstream ! Il faut entendre les juniors et les séniors, les parents et leurs enfants entonner à l'unisson "Bullets", qui se sera fait attendre jusqu'à la fin du set. Il faut les entendre trépigner pour un peu de rab. Nos sympathiques hippies s'y plient avec plaisir et reviennent par deux fois alors même que lumière et musique de fin étaient revenues pour le rangement de plateau. Surpris et enjoués par un tel succès, nos six amis n'ont plus que le mot "Trabendo" à la bouche à leur descente de scène. Rendez-vous est pris le 27 mai pour une nouvelle séance d'éveil musical.
Marie Gallic
A lire également, sur Tunng :
la chronique de "Good Arrows" (2007)
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