Pendant ce temps aux USA... - Beck / Sonic Youth / Mudhoney

07/12/1999, par Eric Bensel | Albums en bref |
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Presqu'universellement aimé de tout critique et programmeur de radio Modern RockTM, BECK jouit d'un toucher Midas. Les langues n'ont pas encore produit assez d'adjectifs pour décrire et faire l'éloge de sa musique ; il travaille au carrefour de tous les genres musicaux américains. Et cependant, une seule phrase suffit pour Midnite Vultures : 70s funk. Il y a des gens qui n'aiment pas le funk, et il y en a qui se souviennent de l'époque quand ce n'était pas si mal que ça. Avec ce disque, Beck essaie de recréer l'ambiance dans laquelle Isaac Hayes, Marvin Gaye et Superfly séduisaient "the ladies." Beck fait des miracles quand il exerce son alchimie stylistique, mais Midnite Vultures est une expérience échouée.

Beck - Midnite Vultures

 

Ouais, il n'y aurait eu aucune révolution musicale à Seattle sans les Melvins. Et il est vrai que Nirvana eut été l'étoile qui brillait le plus vivement. Mais les aficionados de grunge savent que tout commençait en 1988 avec "Touch Me I'm Sick" de MUDHONEY. Cette compil en deux disques ramasse les hits et quelques raretés du groupe le plus "grungey" du mouvement. Mudhoney n'existe plus malheureusement, mais March To Fuzz nous rappelle très bien à leur génie.

Mudhoney - March To Fuzz : Greatest Hits And Rarities

 

On ne s'attend plus à des chefs-d'oeuvre d'indie pop et art punk comme on a vu avec Daydream Nation et Sister. Mais, on n'aurait jamais pu prévoir la trilogie de disques "expérimentaux" de SONIC YOUTH en 1997/8. Sortis sous leur propre label, les disques favorisaient la discordance et un manque extrême de structure. Leur quatrième (et cinquième, puisque c'est un double CD) installation de la série, Goodbye 20th Century, revisite le pays des - ahem - merveilles. Dans un sens, comme le titre l'indique, c'est une fin parfaite du siècle : n'offrant que des reprises, l'album est presqu'absurde ; 'y a pas de "chansons" ni de mélodies. Les rythmes sont rares et imperceptibles. Non, les bleeps ne dominent pas, mais ils sont là. Les Youth recréent des "compositions" de John Cage, Takehisa Kosugi, Steve Reich et - surprise ! - Yoko Ono, la reine absolue d'absurdité. S'il s'agissait de n'importe quel autre groupe, on ne supporterait pas deux albums de R2D2 qui se branle devant le micro.

Sonic Youth - Goodbye 20th Century

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