Première impression : après quatre albums de slacker punk et indie rock, PAVEMENT commence à se pencher de plus en plus vers la rusticité de country et folk. Ouais, "Cream Of Gold" et "Platform Blues" aiment faire jouer leurs muscles rock, mais "Folk Jam," "You Are A Light" et "Carrot Rope" absorbent un peu de soleil sur la porche de Don McLean. Ceci ne veut point dire que Pavement portera des bottes de cuir ni se transformera en jug band. Stephen Malkmus n'a perdu aucune trace de sa facilité avec les mélodies, et ses quatre collabo's savent encore préciser élégamment ses idées. Bien...dernière impression : après un Brighten The Corners (Matador Records, 1997) bien aimé de quasiment tous, ce Terror Twilight (Matador aux USA, Domino Records en Europe) ne déceverra personne.

Aimés presqu'universellement des critiques aux USA, la quartette Memphisienne The Grifters déchire depuis la fin des années 80s les blues Stones-iens et le punk raffiné. En 1996, Dave Shouse (voix, guitare) décida de poursuivre un projet-fils, THOSE BASTARD SOULS. Son premier album sous ce nom de rhume, Twentieth Century Chemical (Darla Records), manqua la finesse et solidité de son boulot primaire. Mais le deuxième essai, Debt & Departure (V2 Records), surpasse tout. Sombre, intelligent, humble, puissant. Bref, une vraie merveille.

Quand les jeunes groupes nous rappellent la beauté dans la simplicité et la poésie dans la tension des guitares brûlantes, on a tendance à croire que tout ira bien. Ce quintet de Seattle diffuse des vistas riches d'ambiance parfois agressive mais toujours ingénieuse. Faisant souvent allusion aux punks Washingtoniens (par ex., Fugazi, Burning Airlines), JUNO fait traîner les riffs d'une manière agréablement monotone.

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