Vive les Femmes, et Bercy à tous - Les Nuits parisiennes 2

30/11/2006, par | Concerts |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Cela paraît incroyable, et pourtant l'Américain Eugene Chadbourne a bien joué sur la scène de Bercy hier. Oui, Eugene Chadbourne, le professeur Nimbus de la musique improvisée, le fou furieux à côté duquel Captain Beefheart sonne comme Eric Clapton, l'artisan farouchement indépendant qui vend à la fin de ses concerts confidentiels ses CD-R avec pochettes faites maison... Bon, en fait, il n'était pas tout seul : avec lui, il y avait les Violent Femmes en grande formation, invités par les irréprochables Louise Attaque pour la 2e édition de leurs "Nuits parisiennes". En trio, ils restent sans doute l'un des meilleurs groupes de scène de ces 25 dernières années, et avec des invités jouant d'instruments les plus divers (dont certains ressemblant davantage à des outils de jardin), c'est encore mieux. Parmi ces invités, l'un ressemblait beaucoup à Elliott Murphy avec son petit chapeau et ses longs cheveux blonds ; eh ben, c'était vraiment Elliott Murphy. C'était drôle de voir les Violent Femmes sur une aussi grande scène, avec leur folk-rock à la bonne franquette, alors qu'on n'est même pas sûr qu'ils remplissaient l'Elysée-Montmartre ou le Bataclan du temps de leur splendeur. Ce soir-là, certains jeunes spectateurs, en les entendant jouer "Gone Daddy Gone" (ah, ce solo de vibraphone...) furent sans doute étonnés qu'ils reprennent un morceau de Gnarls Barkley... A part ça, il y eut le disco minimal de la petite entreprise familiale ESG, malheureusement devant un salle froide et quasiment vide ; Ludo Pin, dont on devrait vite entendre parler, accompagné par l'ami Ignatus au mélodica dissonant ; Herman Düne, plus Velvet '69/Dylan '67 que jamais, devant leur public habituel (on a les noms) ; et bien sûr "les Louise", toujours immensément populaires, qui eurent la bonne idée d'inviter un DJ Zebra monté sur ressorts pour un premier rappel "bastard mix live" carrément bluffant, puis Gordon Gano pour une reprise d'un classique des Violent Femmes ("Country Death Song", je crois). Une belle soirée placée sous le signe de l'altruisme et du partage.

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» toutes les interviews