Volage - Track by track

20/04/2018, par | Track by track |
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Groupe originaire de Tours, Volage sort son deuxième album, “Sittin' Sideways”, sous une pochette signée Martin Parr. Un disque alerte, plein de mélodies imparables, de chœurs ensoleillés et de dégoulinures d'orgue, qui n'hésite pas à emmener la pop garage du groupe dans des directions ambitieuses et inattendues, parfois un peu sombres. Du beau boulot, que Paul Rannaud (chant) décortique pour nous.

 

La pochette

Pochette

“Sittin' Sideways” se veut un album transgenre, avec des choix radicaux et assumés qui permettent au groupe de proposer des choses très différentes de ce que les gens attendent. C’est carrément volontaire et une envie de notre part, et c’est aussi devenu une marque de fabrique, quelque part. 

Cette photo de Martin Parr pour notre pochette, au-delà du fait qu’on l’adore, reflète complètement l’idée du disque. “Sittin’ Sideways”, ça veut dire fonctionner différemment, s’asseoir de travers, emprunter un autre chemin, et c’est exactement ce que fait Parr avec cette photo, avec un cadre hyper agressif carrément barré, et au lieu de représenter une beauté plastique et attendue, il choisit de mettre en avant le défaut, le bizarre, avec un certain humour carrément narquois qui nous plaît assez. Après l’avoir choisie, c’était notre seule option d’ailleurs, on s’est aussi rendu compte que ça claquait bien comme visuel, ce qui n’enlève rien.

“Permanent Feeling”

Le morceau d’introduction du disque qui fait logiquement le lien entre l’album précédent et les nouvelles choses qu’il y a dedans. C’est un morceau écrit à huit mains.

“Sittin’ Sideways”

Facette très différente de la première pour justement contraster d’emblée avec “Permanent Feeling”. Morceau à texte et assez jazz. On a pris pas mal de temps à le faire, le construire, et à trouver l’intention et les sonorité adéquates. Il y a du Rhodes, du piano, de l’orgue, et tout ça se mélange. Et puis le solo de trompette. On voulait Chet Baker, quoi, finalement il a fait du Miles, mais c’est parfait pour nous. 

“Spleen”

Autoroute sans dynamique, lourde et malaisante, souvenirs contrits adolescents, nostalgie, et Nathan Roche [le leader d'origine australienne du Villejuif Underground], évidemment, pour ce genre de thème et d’ambiance. Qui d’autre ?

“Whispers”

Morceau un peu plus dans la lignée classique du groupe, avec changement d’ambiance et beaucoup de dynamique. C’est le seul morceau à deux voix lead depuis le début du groupe et c’est vraiment très cool de faire ça. On chante tous sur le refrain, d’ailleurs.

“Fever”

Double drum / Farfisa / progressions harmoniques / Tony Visconti / chœurs suraigus et grosse voix gospel.

Groupe

“Handkerchief Waver”

J’aurais voulu être un crooner ! Plus sérieusement, j’ai mis du temps mais je voulais écrire ça. C’est exactement le genre de chose qui fait que ce groupe est ce qu’il est et qu’on n’avait encore jamais pu proposer. Des grosses balades un peu sensibles, un peu écrites, avec encore et toujours la nostalgie en étendard. C’est un morceau que j’avais sous le bras depuis quelques années, et j’ai pris le temps de le finir entièrement avant de le proposer en groupe.

“Sally’s Code”

Peut-être le morceau le plus “expé” de Volage jusqu’à présent. L’idée, c’était de développer une ambiance sombre et malsaine, et on a pris le temps à tous les niveaux. C’est un morceau basé sur un clavier (comme beaucoup dans l’album), ce qui change pas mal de la formule à guitares habituelle, et on a aussi invité notre frangin Martin Vidy du groupe ANNA. Ça fait très longtemps qu’on parlait de faire une ou plusieurs choses ensemble et ce morceau était l’occasion parfaite, on à écrit les paroles à deux aussi.

“Never Heal”

Comme “Permanent Feeling” est le lien logique avec “Heart Healing”, “Never Heal” est la suite logique et plus développée d’un morceau comme “Love Is All.” C’est une chanson hyper importante pour moi, j’ai pris là aussi beaucoup de temps pour trouver les bons tempo et harmonies. C’est un morceau que j’ai entièrement écrit au piano et je crois que c’est la seule fois que j’ai vraiment composé de A à Z de cette façon, avec toutes les parties. Les cordes, c’est vraiment un truc pensé avec : sans elles, ça n’aurait pas marché, ou beaucoup moins bien. Ça représente bien les autres facettes du groupe, et on voulait ne rien s’interdire.

 

Photo du groupe : Louise Carrasco.

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