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WASHINGTON
- Astral Sky
(Glitterhouse
/ Differ-ant)
[site]
- acheter
ce disque
De
l'ascension de l'échelle de Jacob au voyage astral,
c'est un peu sur ce mode que se décline, pour Washington,
la transition du précédent album, "A
New Order Rising", au petit dernier, "Astral Sky".
Enfin ça, c'est pour le marketing. Parce que, en
fait de décollage, le nouveau disque investit plutôt,
et avec assurance, le plancher des vaches, quelque part
entre les montagnes Appalaches et les fjords de la Norvège.
Le temps des morceaux en apesanteur, étirés
comme des élastiques qui jamais ne lâchent,
semble passé. Passée aussi l'influence putative
de Jeff Buckley et de Thom Yorke sur le chant de Rune Simonsen.
Et ça n'est pas si mal. D'emblée, "Astral
Sky" apparaît comme une belle suite de morceaux
americana, coulés dans une forme qui laisse transparaître
l'aisance du groupe dans le genre. Mandoline, orgue, Lapsteel
ou violon tissent l'écrin soyeux de ballades que
la voix de Simonsen vient régulièrement remplir
de couleurs chatoyantes ("Trenches" ou "Aftermath").
Parfois, comme sur "Astral Sky" le morceau, des
programmations discrètes venues troubler la ligne
mélodique et l'amplitude soudaine du chant décollant
à la verticale, rappellent les fastes quasi cosmiques
d'antan. Mais le plus souvent, dans une alternance cosy
des morceaux lents et rapides, le groupe se laisse aller
au plaisir tout à fait maîtrisé d'une
écriture classique, peut-être inégalement
inspirée mais souvent majestueuse. Encore une fois,
le timbre clair, ductile et riche de multiples nuances de
Rune Simonsen fonctionne comme la pièce maîtresse
du dispositif, celle qui, osons à nouveau la métaphore
éculée qui démange, fait décoller
l'ensemble. Et là, même sans atteindre la lune
et les étoiles, on ne boude pas son plaisir de planer
un peu.
David
Larre
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la chronique de "A
New Order Rising"
Boulder
on the Brink
Firewheel
Trenches
Astral Sky
Vaults
Aftermath
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Oh My
Each and Every One
I Lost My Way
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