Pour ceux qui ne vous connaissent
pas, pouvez-vous nous présenter le groupe ?
Clément : Le groupe est aujourd'hui
un quatuor, il s'est monté petit à petit sur
l'envie de jouer ensemble, sans modèle ou plan préétabli,
on peut dire qu'on laboure le champ du rock indé
dans le sens le plus large du terme, de la chanson pop à
la lo-fi, du grunge au folk. Je crois que ce qui nous caractérise
aussi, c'est d'essayer beaucoup de choses, même si
on reste loin de faire de la musique expérimentale
et que pour ma part je suis très attaché au
format couplet refrain, moins de 4 minutes, à la
fois à ce que ça empêche comme complaisance
et à ce que ça permet.
Simon : J'ai envie de rectifier ce qu'on
peut lire dans la plupart des chroniques. Au départ,
The Wedding Soundtrack c'est Clément tout seul avec
l'album "Sing Along Before You Drown" (2003).
Ensuite, je suis arrivé et on a fait "Poland"
(2006). Puis ça a été au tour de Mathilde
de se joindre à nous et on a enregistré "Na
Na Na Ro". Aujourd'hui nous sommes quatre avec l'arrivée
de Vivien. Bien sûr, dans tout ça, Clément
reste le pilier du groupe. Sans lui, le groupe n'existerait
plus.
D'où vient le titre de ce
troisième album ?
Clément : C'est un nom choisi
un peu au hasard, qu'on a vu sur un papier et qui nous a
semblé bien sonner, pouvoir évoquer des choses.
C'est assez compliqué pour nous de choisir un titre,
on ne pense pas les album comme des concepts mais comme
des recueils de chansons, partant de là, donner un
titre a toujours quelque chose d'un peu arbitraire.
Mathilde : Surtout qu'on a souvent du mal
à se mettre d'accord !
Simon : En fait, on est très souvent
d'accord.
Au sein du groupe quelle part prend
chacun dans le processus de composition ?
Clément : La plupart
du temps je viens avec une partie de guitare et le chant.
Mais il arrive aussi que ce soit l'inverse ou que le travail
en groupe m'amène à transformer totalement
l'idée de départ que j'avais de la chanson.
Mathilde : En général, oui,
c'est Clément qui amène une idée de
départ, et ensuite chacun essaye de faire quelque
chose dessus. C'est assez rigolo d'ailleurs de voir parfois
comment le morceau a évolué par rapport à
l'idée de départ.
Simon : Pour faire une comparaison bien
pourrie, Clément est en quelque sorte la graine,
Mathilde le tuteur et moi le jardinier. Vive le printemps!
Mais il nous arrive d'échanger les rôles.
Dans le deuxième album, "Poland",
il y a plus de douceur, qu'est-ce qui fait que "Na
Na Na Ro" est plus enlevé ? Etait-ce une volonté
de tous ?
Clément : Je pense
que c'est déjà très simplement dû
à l'arrivée de Mathilde, du coup il y a de
la batterie sur presque toutes les chansons, ce qui était
loin d'être le cas sur "Poland". A coté
de cet aspect factuel, j'avais envie aussi de me mettre
un coup de pied au cul, de ne pas m'enfermer dans un cocon.
[suite]