We vs. Death / Tom Sweetlove - The message is

25/06/2003, par Fred Tuc | Albums |
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WE VS. DEATH / TOM SWEETLOVE - The Message Is
(Matamore Recordings / Zabel Muziek)

WE VS. DEATH / TOM SWEETLOVE - The Message IsLorsque ce disque s'est retrouvé entre mes mains et que j'ai découvert l'idée qui l'avait fait naître, je n'ai pu m'empêcher de songer au "Doppler" espagnol édité par Astro Discos. L'expérience est cette fois-ci tentée par Matamore Recordings et Zabel Muziek qui proposent de réunir sur un même disque deux formations, chacune chargée de fournir quatre titres.
Ce qui parfois tourne à l'inutile juxtaposition d'artistes dont la simple volonté (même bonne) de se réunir ne suffit pas forcément à créer l'étincelle créatrice se révèle être au contraire une belle réussite sur "The Message Is".
Heureux présage, l'entrée en matière est assez atypique : une guitare qui tricote en compagnie d'une trompette voulant s'affirmer, avant que ne se dévoile enfin la vraie teneur de ce beau projet aux contours post-rock dans ses acceptions les plus variées. C'est We Vs. Death qui ouvre le bal avec des compositions inspirées bien que de facture assez classique, faites de trompette, de violon ou encore d'accordéon, le tout prenant une tournure tantôt explosive avec force déchaînement de guitares et de batterie, tantôt apaisée grâce à des notes qui, choisies avec soin, brodent de délicates mélodies contemplatives. L'ultime morceau "titre" est en quelque sorte une synthèse de ce que ce groupe néerlandais peut faire de mieux, alliant avec grâce les deux pôles extrêmes de sa musique.
Côté Belgique, l'ambiance que semble affectionner Tom Sweetlove est clairement plus à l'économie de décibels : un métallophone fait quelques apparitions discrètes, un accordéon tient la note plusieurs secondes et ce sont souvent des balais qui caressent les fûts ; il arrive alors de penser à Early Day Miners ou Labradford.
Quelle que soit la différence de ton, l'association de ces deux formations n'a rien de choquant et est à l'inverse assez intelligente en ceci qu'elle suggère d'une certaine manière une pièce en deux actes complémentaires. Le plus appréciable sur ce disque est peut-être le sentiment qui s'en dégage d'écouter quelque chose de frais et aux antipodes du plagiat. Il n'y a pas d'ambiguïté quant à la famille musicale à laquelle appartiennent ces deux groupes, mais jamais la filiation n'est synonyme de consanguinité dégénérescente.

Fred

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