"Wild" de Beach House, un clip qui fait pscccchhhiiiiittt

23/11/2012, par Christophe Despaux | Clips |
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Si la discographie de Beach House est jusque là impeccable, on ne peut pas en dire autant de leur clipographie assez effroyable (à l'exception d'un premier clip home-made et semi-officiel de "Master of None"). Succès et budgets com allant de pair, voici le nouveau, "Wild", réalisé par Johan Renck, à qui l'on doit le classique et troublant "Pass This On" de The Knife - donc pas spécialement n'importe qui. Passera-t-on notre tour ? Euh… Enumérons : acteurs androgynes à trognes et dégaines de junkies sous méthadone, amitié qui ressemble à l'amour, sexe qui ressemble à la haine, trafics latents, grande ville froide et nocturne, notre Goldinoscope s'affole et pointe le Nord. On se croirait vraiment dans une version d'époque du grand oeuvre de Nan Goldin, "The Ballad of Sexual Dependency" qui toujours nous lui fera pardonner ses photos de baisouille chic avec Joana Preiss. Mais passé cette "communauté d'esprits", force est de reconnaître que "Wild" ne va pas bien loin, avec ce chichi classique du dialogue intégré dans la longuissime scène de dispute à deux doigts du roulage de pelles. Le clip de Renck, au fond, est à Nan Goldin ce que les films de Steve McQueen (le réalisateur des purges en faux Bresson, "Shame" et "Hunger") sont à ceux de Alan Clarke, soit du radical infléchi dans son exact contraire, le "radical chic", dont le public se compte par trillions, si on savait compter jusque là. Et Beach House d'attendre son premier clip parfaitement admirable...

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