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WILLIAM
PEARS - DÈÁu par l'an 2000
(XIII bis records) - acheter ce disque
Depuis
le temps, on les avait presque oubliÈs. En 1994, ils nous
avaient initiÈs au "geste pop" ý la franÁaise. Comme les
maÓtres artisans, ils nous avaient montrÈ les gestes des
faiseurs de pop et perpÈtuaient ainsi une tradition millÈnaire.
Leurs chansons Ètaient si simples, si Èvidentes qu'elles
paraissaient naturelles, comme si elles avaient toujours
fait parti de notre discothËque. Ce n'est que quand leur
absence a commencÈ ý se prolonger que nous avons ressenti
le manque. Personne ne comblait le vide bÈant qu'ils avaient
laissÈ derriËre eux en quittant le Village vert qui avait
abritÈ leurs premiers exploits.
C'est une autre Ècurie pop (XIIIbis records) qui nous les
ramËne. Ils n'ont pas trop changÈ, toujours le mÍme savoir-faire
de la perfection pop. Ah si, ils chantent en franÁais maintenant,
mais cela n'enlËve rien ý leur charme, bien au contraire,
il est encore plus facile de fredonner leurs chansons. On
les sent un peu amers ou dÈsabusÈs ("Big Bang", "DÈÁu par
l'an 2000"), ils sont mÍme un peu plus hargneux et vindicatifs
parfois ("Je me vends ý qui veut m'entendre"). Mais ils
ne cËdent jamais ý l'auto apitoiement pathÈtique de certains.
Les mÈlodies parfaites et les harmonies vocales sont toujours
au rendez-vous ("Un ami britannique", "Un air qui s'appelle
revient") les refrains envoštants que l'on reprend ý tue-tÍte
sans mÍme s'en apercevoir aussi ("Les autos", "Lý ou ailleurs").
Ils reviennent, au sommet de leur forme, un peu plus vieux,
moins candides mais toujours prÍts ý dÈmontrer les gestes
pop qui nous avaient ÈmerveillÈs jadis. Il leur aura fallu
5 ans, mais ils sont toujours familiers et reprennent leur
place dans notre intimitÈ sans difficultÈ. On les accueille
ý bras ouverts, heureux de retrouver une bande d'amis qui,
on le sait, ne nous dÈcevra pas.
Les William Pears reviennent et comme au premier jour de
notre rencontre c'est le coup de foudre.
Gildas
DÈÁu
par l'an 2000
Lý ou ailleurs
Big bang
Un ami excentrique
Je me vends ý qui veut m'entendre
La normalisation des sentiments
Les autos
Un an chez elle
Les espions
L'homme de P’ques
Un air qui s'appelle reviens
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Photo ©
Laurent Orseau |
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