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Retour en force de Gérard Manset après plusieurs années de silence ; c'est avec ce disque que je l'ai découvert et l'album ne m'a plus jamais quitté.
Chaude soirée mardi au Batofar : après des premières parties déjà endiablées, les Walkmen ont à nouveau poussé les VU-mètres dans le rouge lors d'un concert où les pieds de micro ont souffert sous la fougue du chanteur Hamilton Leithauser et où le groupe en grande forme a encore radicalisé le son - guitares tranchantes implacables,...
Impossible de ne pas y penser : dès le premier mot, dès la première syllabe, lorsque Hamilton Leithauser entonne "Louisiana", on pense au "Louis the King" du "Highway 61 Revisited" de Dylan.
Dès ses premières parutions, Andy LeMaster avait acquis cette réputation probablement un peu embarrassante de petit génie. Une réputation qui pourrait avoir raison de n'importe quel être humain normalement constitué et qui associe l'artiste à un obscur Professeur Tournesol qui fait pousser ses prototypes dans une cave nauséabonde.
L'écoute du second album de Seachange, "On Fire, With Love", me rend perplexe : à chaque écoute, le sentiment est différent - soit enthousiaste, soit assez mitigé avec, côté pile, énergie, mélodies, éclectisme et production soignée ; côté face, un manque de véritable personnalité...
Après une très très longue absence, Charlotte Gainsbourg revient donc à la chanson avec cet album qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau : discret – pas question ici de pop tapageuse -, exigeant - comme en témoigne la qualité de ses collaborateurs - et un peu sauvage puisqu'il faudra plusieurs écoutes pour apprivoiser "5:55" et en saisir tous les subtils parfums.
Après la chanson-titre épique, Manset alterne les styles avec des morceaux comme l'ironique "La Mer Rouge", les énergiques "L'Epée de lumière" et "Maubert" ou le poignant "L'Enfant qui vole".
Il n'est pas toujours évident d'apprécier une compilation de label ; les morceaux n'y sont pas forcément homogènes, le fil conducteur pas toujours évident à trouver ou au contraire un peu trop visible, rendant le disque un peu rébarbatif…
Avec ce disque, Manset fait entrer ses influences de voyages dans sa musique qui, du coup, prend un bon bol d'air frais et des accents zen ("Royaume de Siam, celui qui voit le monde par tes yeux, celui-là peut-être il peut être heureux").
Si l'on retourne l'album des Weepies, on voit un portrait de ses deux protagonistes, Deb Talan et Steve Tannen – une jeune femme à la beauté un rien stéréotypée et un homme à l'impassibilité assez amusante. On pense vite à des personnages de série américaine, du genre "Friends".
Je dois bien avouer que ça m'intrigue toujours ; le CD de Tanakh est le premier que je reçois traité de la sorte : le boîtier et la pochette percés de part en part, en haut à droite (le disque lui-même est intact) par une mèche de 4mm.
Bénédiction ou fardeau ? Avec "Il voyage en solitaire", 45-tours qui remporte un immense succès, Manset accède au statut de chanteur populaire...
Produire un rock électrique et romantique en français est un exercice de funambule. Un Homme et une Femme Project n'évitent pas quelques mouvements de balancier mais réussissent à ne pas se casser la gueule.
Certains albums ne s'accordent vraiment qu'avec certaines de vos humeurs ; c'est le cas il me semble de ce "Intimacy Ruins" de Jocari, qui trouve une résonance particulière dans les ambiances de lendemains de fêtes embrumés, de douce léthargie ou de "sweet dispair" (comme il est dit sur "A Curio").
Il faut probablement remonter à une bonne dizaine d'années, à des albums comme "Mirror Ball" (1995) ou même "Ragged Glory" (1990) pour retrouver un album studio de Neil Young aussi électrique et rageur. Pas un instant avant le dernier morceau - le traditionnel "America the Beautiful" - il n'abandonnera le son abrasif et tranchant de sa guitare électrique. Démarche punk évidemment : les prises ont visiblement été réalisées d'une traite, privilégiant colère et spontanéité, quitte à ce que la voix déraille parfois. Mais qu'est-ce qui motive chez Young une telle colère ?
En plein mai 1968 sort le 45-tours "Animal, on est mal", un OVNI en France en pleine période yéyé avec ses pistes jouées à l'envers et ses cris d'animaux.
Près de 15 ans après son premier album, on peut se plonger en arrière et se demander comment, au fil des ans et des albums, Dominique A est parvenu à occuper ce statut de tête de file de la chanson qui nous intéresse (je ne parlerai pas de NCF…). Au début des années 1990 donc, on avait – en matière de chanson française – soit à faire à des chanteurs à textes mais dont les musiques restaient un peu étriquées, soit à des musiciens intéressants mais dont les textes n'auraient pas eu la moyenne à une rédaction de fin de CM2.
Manset est de retour. Finalement, on ne l'attendait pas de si tôt : il nous avait habitué à des escapades plus longues entre deux disques. Mais il est bien là, sur le pas de notre porte, en chair et en os – ces guitares tumultueuses, ces pianos à l'attaque franche et cette voix particulière – et le plaisir qu'on a à le retrouver est indéniable.
Les écoutes successives ne font que confirmer la qualité de cet album de Milkymee, jeune Française actuellement exilée en Suède. Emilie Hanak – c'est son nom – nous propose dix-huit courtes chansons qui oscillent entre tendresse et colère, douceur et rugosité, folk traditionnel et rock dépouillé, enthousiasme et tristesse.
20H30 à la Flèche d'Or : la salle chaleureuse commence à se remplir et les amplis à frémir. Christian Kjellvander, qui jouera dans à peine deux heures ses morceaux les plus flamboyants et ses ballades crève-coeur (devant une salle malheureusement un peu bruyante) arrive à pied, visiblement serein.
La formule magique d' "I Love You But I've Chosen Darkness" (ILYBICD) repose sur une recette relativement simple : des mélodies aériennes, éthérées, chantées par Christian Goyer, reposant sur un groupe très carré et en particulier une section rythmique dont la rigueur frise parfois la fantaisie militaire...
Je dois bien avouer mon scepticisme à la réception de cet album de Robert Pollard : 70 minutes, 26 titres – de quoi faire froid dans le dos quand on aime la concision, la musique qui ne se vend pas au poids comme la bidoche et les albums ne dépassant pas les trois quarts d'heure !
Attention, cet homme a tout pour lui : un physique dont Brad Pitt pourrait être jaloux, une voix à faire pâlir Stuart Staple, un romantisme échevelé et un talent de songwriter indéniable !
Mais oui bon sang, où donc se situe Eddy Crampes ? A en croire l'état civil, dans le sud-ouest de la France mais à bien écouter son album, on pourrait le croire venu de n'importe où en Europe ou en Amérique...
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