Mis sous scellés, Mains d'Œuvres ne s'avoue pas vaincu

09/10/2019 |
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Quand on a appris cet été la disparition de David Berman, on a tout de suite repensé au seul concert des Silver Jews qu'on ait vu (peut-être le seul qu'ils aient donné en France, d'ailleurs). C'était le 29 juin 2006 à Mains d'Œuvres, à Saint-Ouen (93), pour le festival MoFo. Depuis 2001, ce lieu culturel unique en son genre, reconnu à l'étranger, aura fait jouer des centaines d'artistes parmi les plus passionnants et indépendants de l'époque (encore dernièrement, Calvin Johnson en solo sans amplification), qui n'auraient pas forcément pu être accueillis ailleurs. Autour des frères Herman Dune et de leurs connexions transatlantiques, la scène dite "antifolk" y fut longtemps comme chez elle. Mais l'ancien centre social et sportif des usines Valeo était bien plus qu'une chaleureuse salle de concerts : des artistes de diverses disciplines et compagnies y étaient en résidence, des cours de musique y étaient donnés, des projets dans les domaines de la danse, du théâtre, des arts visuels et numériques y étaient développés dans des conditions pas toujours faciles…



Le matin du mardi 8 octobre, les CRS ont évacué le lieu, dont les occupants, en conflit depuis des années avec le maire William Delannoy (UDI), étaient sous le coup d'une procédure d'expulsion depuis le 2 juillet (lire les articles de “Libération” et du “Parisien” pour plus de détails). Une pétition "pour que Mains d’Œuvres poursuive ses activités auprès des artistes-résidents, des habitants, des associations, des partenaires sociaux-éducatifs dans ses locaux actuels" peut être signée ici. POPnews apporte bien sûr tout son soutien à l'équipe et aux artistes résidents du lieu, qui se retrouvent dans une situation particulièrement précaire.

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