Clare and the Reasons - Interview

29/10/2008, par | Interviews |
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CLARE AND THE REASONS

 

Dès le départ, tu avais l'idée de faire une musique très écrite, très arrangée ?
Oui, ça remonte à assez loin, et il a fallu du temps pour tout mettre en place et réaliser ce que j'avais en tête. En tout cas, les mélodies étaient très importantes pour moi, il fallait qu'elles soient vraiment fortes.

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Comment se passe l'écriture des chansons ?
Le groupe travaille vraiment en équipe. Généralement, je commence en m'accompagnant à la guitare. J'écris les chansons, mais je n'ai pas envie qu'elles restent comme ça. Il faut donc ajouter des ingrédients, comme en cuisine.

Tous les membres des Reasons sont des musiciens classiques, qui savent lire une partition, maîtrisent le solfège ?
Oui, et c'est très rare dans un groupe. Mais au-delà, tout est basé sur une relation de confiance, de compréhension entre nous. Nous savons d'où nous partons et où nous voulons aller, et ça fonctionne bien. Après, Olivier écrit l'essentiel des arrangements et définit le rôle de chacun. Il faut quand même être un peu dictatorial ! (rires)

Vous fréquentez d'autres musiciens à New York ?
Les membres de The National sont nos voisins. Tu connais ce groupe ? Sinon, Sufjan Stevens, qui est un ami et qui chante un duo avec moi sur le disque, habite un peu plus loin dans la rue... Et puis il y a des artistes encore peu connus, mais dont certains sont vraiment talentueux, comme Josh Mease, qui joue sur "The Movie". A Brooklyn, il y a une scène particulièrement vibrante, et de grande qualité. Et New York est comme un aimant pour les musiciens d'autres villes des Etats-Unis.

Le ville influence-t-elle votre musique, vos textes ? A priori, vous sonnez plus Cinquième avenue que Lower East Side ou Willamsburg.
C'est un peu entre les deux. Le morceau "Alphabet City" fait référence à un quartier de Manhattan pas très chic, plutôt "funky". C'est totalement fictionnel, c'est sur deux personnages qui se battent pour s'en sortir. Je pense que le terreau de nos chansons, c'est plutôt Alphabet City ou Brooklyn, pas la misère mais pas des quartiers riches non plus. Après, c'est vrai que les instruments, les arrangements peuvent évoquer autre chose.

Comment le mythique Van Dyke Parks s'est-il retrouvé à jouer du piano sur un morceau de votre disque ?
C'est un ami de ma famille, un mec super gentil. Olivier et moi avons beaucoup parlé musique avec lui, il nous a donné des conseils, et il était question qu'il produise le disque. Mais il habite à Los Angeles, donc c'était compliqué. Il nous a quand même proposé de faire quelque chose.

D'où est venue l'idée de cette reprise de Tears For Fears, "Everybody Wants to Rule the World", qui a été rajoutée sur le pressage français de l'album ?
On a repris ce morceau parce qu'on pense que c'est la "perfect pop song", complexe sans donner cette impression. Les paroles ont quelque chose d'universel et d'intemporel. Le genre de chanson qui te rentre dans la tête, y creuse un trou et n'en ressort pas. Les gens sont souvent surpris quand on la joue sur scène, ils ne la reconnaissent pas tout de suite. Ah, Patti Smith l'a aussi reprise récemment ? J'ai très envie d'entendre sa version. En tout cas, c'est une grande chanson. D'ailleurs, on pourrait faire uniquement des reprises de tubes des années 80, du genre "Clare & the Reasons Does the Eighties". (rires) Ce sera après le prochain, notre troisième album, un double, avec un DVD live. (rires)

Photos par Julien Bourgeois
Merci à Adrien chez Fargo

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