Fallin in love with Kate?

28/11/2007, par Luc Taramini | Concerts |
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En entrant dans la salle bondée, Elvis Presley me susurre à l'oreille un tendre "Can't Help Falling in Love" pour me mettre en condition. Puis la bande-son tonitruante d'un film de Walt Disney m'annonce la bienvenue au royaume de l'entertainment pop ! Et hop, la petite fée Kate Nash déboule sur scène, presque timidement, avec trois jeunes musiciens collés à ses basques. Pendant une seconde, je suis frappé par sa ressemblance avec Lily Allen. Même coiffure, mêmes boucles d'oreille créoles et même visage poupin. L'Anglaise s'installe derrière son piano, pile en face du public comme une élève studieuse prête à relever un défi. Le show commence avec "Mariella". Voix puissante, vocalises empiriques, débit de mitraillette ad libitum. Les titres s'enchaînent dans une joyeuse farandole de commérages entre copines et de storytelling "socialisant". Puis Kate se lève, prend une guitare et fait basculer le concert dans une ambiance de velours, le temps de quelques ballades en clair-obscur. Finis le rose bonbon et les poses d'adorable peste. Le chant se fait pudique. Kate Nash tombe le masque. Tonnerre d'applaudissements, courbettes gênées de l'intéressée. Et puis, comme l'artificiel revient vite au galop, elle reprend le piano en expliquant qu'il est temps de jouer des chansons plus "wild". Résonnent derechef ses mélodies de tête à claques et son jeu de pianiste-bûcheronne. Le public chante les paroles de "Mouthwash". Kate est aux anges. Peut-être un peu effrayée par tant d'adoration. Entre deux morceaux, elle nous confie que c'est sa première date de tournée en France, et donc qu'elle est un peu nerveuse. Soupirs dans le micro. Le trac ? Surtout ne pas se déconcentrer, il faut finir le job. C'est déjà la dernière ligne droite. Elle s'éclipse, puis revient seule sur scène. Beau moment d'intensité où elle arrive à contenir l'émotion de la salle. Puis le groupe la rejoint pour un rappel rythm'n'blues inattendu. Nous voici propulsés face à un girls band des années 60. Une heure tout juste pour admirer ce nouveau phénomène venu d'Angleterre et se rendre compte qu'il n'usurpe pas sa réputation. Miss Nash a du tempérament et aura, sans doute, très vite envie de s'affranchir de ce côté "girlie" qui fait pour l'instant tout son charme.

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