Festival Chorus 2008 (20 ans) - Thomas Fersen, Arman Méliès, Keren Ann, Alain Bashung

23/04/2008, par Christophe Dufeu | Festivals |
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FESTIVAL CHORUS 2008 (20 Ans)

Lundi 31 mars 2008 : Thomas Fersen (+ Presque Oui) au Magic Mirrors, La Défense.

Et pourquoi pas une soirée pleine d'humour à la veille du 1er avril ? Eh bien oui, et ça commence très fort puisque c'est Patrick Devedjian - himself - qui vient présenter ce premier concert important ; l'intervention est rapide, heureusement, et c'est Presque Oui qui monte sur la scène du "Magic Mirrors", ce petit cirque de bois et de velours, chaleureux îlot planté au pied de la Grande Arche de La Défense.

Le spectacle de Presque Oui tient autant du one-man-show que du concert : l'homme s'accompagne habilement à la guitare pour chanter ses chroniques amusantes de grand adolescent qui n'ose pas danser, de préparation difficile d'un dîner amoureux ou de super-héros sur le retour ; la musique, teintée de bossa et de jazz, est légère, et fait des clins d'œil fréquents à des tubes que le public reconnaît rapidement ; le chanteur incarne le plus souvent un personnage timide ou mal dans sa peau et s'arrête fréquemment pour interpeller le public ou souligner le comique d'une situation : on est plutôt séduit par cette mise en bouche tout à fait amusante.

Quelques minutes plus tard, c'est Thomas Fersen, accompagné de son guitariste Pierre Sangra, qui se présente sur scène devant un public de trentenaires (voire un peu plus...) qui l'attend impatiemment. Chemises à jabots et habits "d'occasion" (selon le chanteur, arborant une barbe fournie), les deux hommes vont assurer le spectacle à deux, s'accompagnant de ukulélés et d'une mandoline. Et tout commence par "Mon Macabre" une histoire de squelette, tirée du dernier album, avec laquelle on plonge la tête la première dans l'univers de Fersen : paroles amusantes, très bien écrites, sur des mélodies bien troussées. Malgré cette formation réduite (ou plutôt grâce au talent du souriant Pierre Sangra, très habile instrumentiste), les chansons gardent leur ampleur et leur fantaisie. Les deux hommes, tantôt droits comme des I, tantôt affalés dans des chaises, enchaînent les morceaux (la plupart figurant sur le "Best Of de poche", paru l'an dernier) : les très drôles "Borborygmes" ou "Monsieur", relatant la vie du domestique d'un serial killer, les classiques "Louise", "Les Papillons", "Les Malheurs du Lion", "Le Chat Botté"... Fersen, pince-sans-rire, cabotine un peu mais prend visiblement, comme son acolyte, un grand plaisir à être sur scène. La fin du concert fait la part belle à l'album "Pièce montée des grands jours" et se termine sur la chanson titre de ce disque. La fin ? Pas tout à fait car Fersen remontera sur scène à deux reprises pour des titres comme "Zaza" ou le festif "St Jean du Doigt" avant de dire au revoir avec "Bella Ciao" à un public visiblement conquis. A juste titre.

Christophe Dufeu

Dans le cadre du festival Chorus 2008 :



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