Isaac Delusion au Krakatoa le 30/04/2015

08/05/2015, par | Concerts |
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Du lobbying. Voilà ce que j’ai fait auprès de mes amis qui n’avaient pas eu le plaisir d’assister au concert d’Isaac Delusion en novembre dernier, où ils avaient vraiment emballé le public girondin, moi 100% inclus. Lobbying payant, car je retrouve plusieurs figures amicales devant la salle du Krakatoa, écrin tout à fait approprié pour l’ampleur nouvelle du groupe, qui revient du Printemps de Bourges et, avant ça, de quelques dates en Colombie.

L’entrée en matière de la soirée est confiée à Banquise, dont je ne verrai que les 3 derniers morceaux, avec une préférence pour le dernier (tendance 80’s / décapotable / rock soft) plutôt sympa. Trop peu pour me faire un avis, mais l’occasion de me préparer pour Isaac Delusion.

Isaac Delusion main

C’est marrant, mais le fameux cliché “un concert, c’est une rencontre entre un artiste et son public”, eh bien c’est assez vrai. Malheureusement, il a manqué un petit quelque chose, une étincelle qu’il n’y a pas eu. Rien de grave, mais dès les premiers morceaux, et même “She Pretends”, les applaudissements sont un peu timides, les corps ne bougent pas comme la musique du groupe incite normalement à le faire. En effet, les quatre jeunes hommes semblent un petit peu fatigués, sans doute à cause de leurs voyages, mais ce qui leur manque se ressent. Le set semble un peu plus long, un peu moins égal en qualité, avant de retrouver de l’intensité au fil des minutes. C’est vraiment “The Devil’s Hand” qui met pour de bon le feu aux poudres, Isaac Delusion retrouvant alors toute sa force, à la fois mélodique, animale (c’est joué fort, c’est blues et gras), et le public suit alors. Il y a de l’échange, qui arrive peut-être un peu tard, après des inédits (plutôt réussis), un “Children of the Night” ou un “Midnight Sun” bien exécutés mais un peu en retrait, avant un nouveau titre en français (interprété seul par Loïc) et le final, classique mais toujours aussi exaltant, sur “Pandora’s Box”. Avec une intensité maximale comme à la fin, j’aurais certainement fini parfaitement enthousiaste : je ne suis cette fois que très content, ce qui est somme toute pas mal, non ?

Isaac Delusion

Isaac Delusion

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