Isaac Delusion, Cliché, Rock School Barbey le 28/11/2014

08/12/2014, par | Concerts |
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C’est une nouvelle fois l’embouteillage à l’entrée de la Rock School Barbey, qui affiche complet après le concert des idoles locales la veille. Isaac Delusion affiche aussi une cote d’amour au beau fixe, cela se vérifiera vite.

C’est à Cliché que revient la tâche d’ouvrir la soirée. Ils sont quatre ce soir, le batteur présent avec eux il y a quelques mois était en effet absent. La musique du groupe s’accomode correctement d’une boîte à rythmes, c’est pop et efficace, même si l’écho dans la voix du chanteur brouille un peu les pistes. Quelques titres ressortent (“Pas chat” en version dépouillée, “Helicon” toujours aussi réussi, “Immobile” qui n’est pas sur l’EP), l’ensemble est indéniablement bien fait et parvient à séduire un public venu en masse pour Isaac Delusion.

Isaac Delusion 1

Je ne quitte pas mon poste privilégié le temps du changement de plateau, mais me retrouve vite cerné de fans complètement conquises d’avance. Quand les quatre jeunes gens d’Isaac Delusion arrivent sur scène, la température monte d’un cran : elle ne redescendra à aucun moment. Le début sur un inédit ne perturbe personne, au contraire : le groupe semble aux anges face à de telles réactions, ça crie et hurle de façon spectaculaire. Mais surtout : c’est en place, pop, aérien, tout en restant bien ancré dans des racines solides, il y a du groove, la voix de Loïc, aérienne, la basse de Nicolas pour solidifier l’ensemble, qui mélange avec bonheur guitares et machines. Si “She Pretends” fait figure d’hymne, les autres morceaux ne manquent ni d’envergure ni d’efficacité : “Children of the Night”, “Midnight Sun” cotoient avec bonheur une version exceptionnelle de “The Devil’s Hand”, blues sale joué avec une énergie renversante ou “Pandora’s Box” avec ses percussions. A chaque fois, la précision du son s’allie à une énergie débridée, que le groupe tire visiblement du public, après un concert la veille un peu compliqué. Ici, les sourires n’empêchent pas la fureur, celle qui permet d’amener le concert dans une atmosphère de douce folie : ça danse, ça crie, je me demande à quel moment de la lingerie féminine va atterrir sur scène. Rien de tel cependant, un rappel joué une fois de plus à fond, pour un “Sleepwalking” qui met tout le monde d’accord. Pas de second rappel, mais ces jeunes gens ont vraiment tout donné sur ces 75 minutes de très haut niveau.

Isaac Delusion

Merci à Antoine.

Photos : sowat

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