Laura Veirs - Year of Meteors

18/10/2005, par Christophe Dufeu | Albums |
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LAURA VEIRS - Year Of Meteors
(Nonesuch / Warner) [site] - acheter ce disque

LAURA VEIRS - Year Of The MeteorsAïe, cruel dilemme pour le chroniqueur que de se trouver devant un artiste que l'on a envie de défendre mais dont le dernier album ne provoque pas l'enthousiasme attendu... C'est un peu le cas de ce "Year of the Meteors" dont le défaut principal doit être de faire suite au superbe "Carbon Glacier" ; certes, la différence est imperceptible, la production n'a que peu bougé (une pincée d'électricité en plus ?), la voix est la même mais rien n'y fait, j'ai beau écouter l'album dans tous les sens, dans le salon, dans la voiture, le sentiment est le même.
On est là dans le domaine de l'infiniment petit : impossible de voir à l'œil nu ce qui différencie ces deux albums, car il faut bien le dire "Year of the Meteors" est tout de même un bon disque : la production cristalline de Tucker Martine est tout à fait rafraîchissante ; la (très belle) voix de Laura Veirs joue avec les genres, tantôt proche d'une Suzanne Vega (troublant mimétisme sur les premières notes de "Secret Someones") tantôt rappelant l'énergie accrocheuse d'une Brenda Kahn, cette jeune femme qui venait apporter un vent nouveau et impétueux au folk du début des années 90. Laura Veirs, au travers de ses chansons nous entraîne dans ses promenades, la tête dans les étoiles avec "Galaxies", ballade espiègle semée d'embûches électroniques, ou la tête la première dans un lac glacé histoire de nous rafraîchir les idées ("Cool Water", "Lake Swimming") ; elle atteint même un moment de grâce avec la trilogie "Spelunking" / "Black Gold Blues" / "Where Gravity is dead", juste avant une fin d'album un peu décevante ("Lake Swimming" justement et le dispensable sacrifice à la mode du morceau "caché" au son pourri et à la mélodie approximative).
Sur "Year of the Meteors", Laura Veirs poursuit donc son chemin à la manière des continents qui dérivent, imperceptiblement, mais avec assurance ; doit-on lui souhaiter une continuation paisible ou un tremblement de terre ? A suivre de près en tous cas...

Christophe

Fire snakes
Galaxies
Secret Someones
Magnetized
Parisian Dream
Rialto
Through the Glow
Cool Water
Spelunking
Black Gold Blues
Where Gravity is Dead
Lake Swimming
(...)

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