Gérard Manset - Animal, On est mal (1968), La Mort d'Orion, Long long chemin (

01/06/2006, par Christophe Dufeu | Albums en bref |
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ALBUMS par Christophe Dufeu


Gérard MANSET (1968)
En plein mai 1968 sort le 45-tours "Animal, on est mal", un OVNI en France en pleine période yéyé avec ses pistes jouées à l'envers et ses cris d'animaux. L'album, qui sortira quelques mois plus tard fait preuve de la même inventivité : arrangements (notamment de cordes) audacieux, travail sur le son et pessimisme des paroles jettent les bases du "style Manset". Uniquement réédité/remanié en 1971 (avec le superbe "Golgotha" en prime), l'album n'est jamais paru en CD et est aujourd'hui à peu près introuvable. Dommage.

 

La Mort d'Orion (1970) - acheter ce disque
Manset a 25 ans en 1970 lorsque sort cette "Mort d'Orion" qui va sans tarder devenir un disque mythique : une face consacrée à une symphonie, un opéra futuriste (oui, le terme fait peur) qui, s'il a un peu vieilli, marque tout de même l'ambition et le culot du jeune homme, avec ses cordes grandiloquentes et ce ton qui tranche résolument avec la production francophone de l'époque ; l'autre face, constituée de chansons à peine plus formatées, frappe par sa noirceur. Disque réédité en CD en 1996.

 

Long long chemin - "L'album blanc" (1972)
Un peu plus lumineux que ses deux prédécesseurs, ce disque est probablement l'un des chefs d'œuvres de Manset, un chef d'œuvre qui n'a malheureusement pas été réédité en CD... Et pourtant, des titres comme "Long long chemin" ou cette face B se terminant sur cette relecture/variation somptueuse de l'histoire de Jeanne d'Arc ("Jeanne") qui s'étire magistralement sur plus de dix minutes semblent aujourd'hui encore inégalés. Un disque épique, à écouter d'une traite, les yeux fermés.

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