Neil et Liam Finn, 27 janvier 2019, Café de la danse, Paris

11/02/2019, par | Concerts |
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On se souvient surtout de Neil Finn pour les quelques tubes décrochés à la fin des années 80 avec son groupe Crowded House, mais le Néo-Zélandais mène depuis quarante ans une carrière d’une belle régularité, entre songwriting classique héritier des Beatles et incursions un peu plus expérimentales. L’an dernier, le fringant sexagénaire a sorti le beau “Lightsleeper” (distribué en France par Pias) enregistré en compagnie de son fils Liam, lui-même auteur depuis 2007 de trois albums de bonne facture. Père et fils ont tellement apprécié l’expérience qu’ils ont eu envie de la prolonger sur scène.

Une petite tournée européenne a donc été montée le mois dernier, se terminant au Café de la danse, à Paris. Neil et Liam étaient venus en famille puisque les accompagnaient sur la plupart des morceaux Sharon, la femme de Neil (à la basse), et leur autre fils, Elroy (à la batterie, qui échangeait parfois sa place avec Liam). Un peu comme les Chedid, mais musicalement d’un tout autre niveau, heureusement. Pour symboliser leur union, les quatre musiciens portaient la même tenue, un ensemble pantalon-blouson noir à quadrillage blanc très graphique. Pendant près de deux heures, les Finn nous ont ainsi montré, sans trop en faire non plus, que la famille pouvait être le lieu de l’épanouissement et de l’harmonie.

Outre les extraits de “Lightsleeper”, la setlist d’une vingtaine de morceaux piochait dans quatre décennies de pop irréprochable, de vieilles chansons de Split Enz (groupe prolifique et new wave avant l’heure formé au début des années 70 par Tim, le frère aîné de Neil) à quelques titres tirés des albums de Liam (dont l’excellent “Better to Be”, avec son long break suivi d’un furieux solo de guitare), en passant bien sûr par les classiques de Crowded House. La fin du rappel, avec “Better Be Home Soon” et, forcément, “Don’t Dream It’s Over” (pas de “Weather With You”, dommage), nous aura rappelé qu’on peut faire une musique populaire sans rien céder sur la finesse et la qualité d’écriture. Toujours bon à prendre…

Quelques photos du concert ci-dessous.

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Photos : Vincent Arquillière.

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