NIjae - 1.6180339

23/08/2011, par Pierre Gourvès | Single |
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NIJae - 1.6180339

Nijae Draine semble avoir trouvé son rythme (musical) de croisière : un EP tous les quatre mois, et cela depuis près d’un an, c’est plutôt positif, surtout quand on voit comment le style s’affine en si peu de temps. Délaissant quelque peu le duo formé avec Max Hershenow, la lead-singer de Crash Collect se concentre depuis plusieurs mois sur plusieurs EP solo. Après un très minimaliste "Rock Steady Baby", contenant entre autres des morceaux au stade embryonnaire repris ensuite pour le "Smolder" de Crash Collect, Nijae Draine s’est essayé à l’acoustique pure avec "Spring Cleaning" publié en mars dernier, de manière quelque peu inégale. Ce nouvel EP est l’occasion pour la chanteuse de prendre un nouveau départ. Un nouveau nom plus accrocheur pour son projet solo, NIJae, et un titre qui en dit déjà long sur ses intentions : un chiffre non choisi par hasard puisqu’il s’agit du fameux nombre d’or, parfois utilisé en musique pour ses vertus harmoniques.
    
Le premier morceau, "Head Above Water" est l’occasion de s’accaparer l’ensemble du projet Crash Collect est d’en synthétiser l’essentiel. Si on retrouve les sonorités disco déjà utilisées sur "The Bang Gang Gang" présent sur son premier EP, c’est bien l'ambiance cosmique de "Feverish" que l’entend. Mais c’est le second morceau, "Timeline to Theo", qui vient enrichir le répertoire de Draine : avec une instrumentale aux accents ethnique, dans la lignée du "Delta Rain Dream" de Brian Eno, la chanteuse gagne l’assurance d’une voix soul à présent maîtrisée, moins névrosée qu’à l’époque de "Runaways". Le troisième morceau, "She’s In The Cosmos" apporte une touche électrisante à l’album, malgré sa ligne musicale très minimaliste. On retrouve une fois encore les accents de Crash Collect ("None But One") mais à nouveau la voix est beaucoup moins mise en retrait qu’auparavant, et la chanteuse n’est plus victime de l’effet reverb qui l’écrasait de tout son poids sur les opus précédents. Dans le cosmos peut-être, mais bien décidée à mener la danse. L’EP s’achève sur une sorte de marche enthousiaste où la voix a cette fois définitivement pris le dessus. Ce "Purple Reign", aux traits graves et résignés, sonne comme une prise de conscience, sans être alarmiste. Plus court que les précédents opus, ce troisième EP reste assurément le plus maîtrisé dans ses thèmes comme dans sa musique. On en redemande…

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  1. Head Above Water
  2. Timeline to Theo
  3. She’s in the Cosmos
  4. Purple Reign

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