Orlando - Grand Silence

20/08/2003, par Fred Tuc | Albums |
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ORLANDO - Grand Silence
(Everlasting Records)

ORLANDO - Grand SilenceAussi sûr que 2+2=4, il y a des groupes qui, suite à un premier album prometteur, tiennent lesdites promesses et d'autres qui n'y parviennent pas. Comme toute règle a son exception, Orlando vient faire mentir l'égalité mathématique. Ce que leur premier disque "intéressant" ("Twilight Star") laissait présager de post-rock de qualité, "Grand Silence" le laisse totalement de côté au profit d'un folk rêche et langoureux. Orlando est donc au rendez-vous de la qualité, mais pas du tout dans le registre où je l'attendais.
La chaleur qui se dégage de ce disque, le groupe la doit en majeure partie à Ana Béjar dont le timbre de voix et la manière de chanter se situent quelque part entre Maite Yerro (Nacho Laguna) et Thalia Zedek. Côté instrumental, de longs slides de guitares donnent une coloration très "western dépressif" au titre "Grand Silence", du moins au début car, à mesure que le morceau progresse, c'est dans l'électricité qu'il se déploie, comme d'ailleurs une bonne partie des compositions. "The Pond" permet quant à lui d'apprécier toute la profondeur de la voix rocailleuse de Ana Béjar qui, seule avec quelques accords de guitare acoustique et quelques percussions de batterie distribuées avec parcimonie, envahit littéralement l'espace sonore. Sur "Farewell", c'est davantage avec le piano que la conversation s'engage pour un des plus beaux morceaux du second album d'Orlando. Et si l'on parle de beauté simple, c'est du côté de "Long Distance Call" qu'il faut se tourner : tout simplement magnifique.
Produits par Tony Doogan (Mogwai, Belle & Sebastian, etc.), les titres de "Grand Silence" sont étonnamment courts pour ce genre de musique qui très souvent n'hésite pas à s'étendre dans la durée. Si les instrumentations sont bonnes, sans toutefois être incroyables (je n'en demande en général pas tant), ce qui fait de cet album un très bon disque c'est, comme vous l'avez compris, la voix de Ana Béjar que les instruments savent intelligemment mettre en valeur, même lorsqu'ils donnent un ton plus électrique à l'ensemble. En somme, un très bon second album qui devrait permettre à Orlando de percer plus facilement l'écorce médiatique.

Fred

Roulette
Stay
The Moon And The Sun
Grand Silence
Long Distance Call
The Pond
Farewell
All About To Burn
Sand
Alley
Yet To Come

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