Roken Is Dodelijk - Interview

15/03/2010, par | Interviews |
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Rencontre avec Fonzie et Lena du groupe Roken Is Dodelijk. Invités dans la capitale bretonne pour les Trans Musicales, les Lillois nous ont gratifiés d'un joli concert au 4 bis. L'interview a eu lieu peu de temps après.

Pouvez-vous présenter brièvement le groupe ?
Fonzie: Hé bien, on vient de Lille, on s'est formé en 2006 et on fait de la pop car dans Roken Is Dodeijk, il y a aussi des guitares acoustiques. On s'est retrouvé plus par connaissances personnelles que par influences musicales. Cela a commencé avec Guiguit le bassiste quand je suis rentré de Londres. Il avait un collègue batteur, puis Alex était en prépa avec moi et Lena était la soeur d'un copain.

Vous vous sentez proche de quelle scène ?
F: Personnellement et musicalement, c'est la scène anglaise mais là on est venu grâce à la Marmite avec pas mal de groupes du nord, comme TV Glory, Cercueil... On se rencontre et on se mélange assez souvent. On fait des musiques assez différentes dans la scène lilloise.
Lena: Tout le monde se connaît.

Vous avez des collaborations entre vous ?
F: On était venu ici il y a deux ans avec la Marmite mais dans le cadre des Bars en Trans. J'avais rencontré Bastien, le batteur d'un groupe lillois, Tang, d'une esthétique musicale très différente puis j'ai piqué aussi la batteuse de Lena. Donc j'ai un projet avec deux batteurs.
L: On a plein de projets mélangés.
F: C'est hyper consanguin.

Quelle est la part de chacun dans le processus d'élaboration des chansons ? Vous êtes la tête pensante du groupe ?
F: Non pas du tout ! Là, en fait tu nous as que nous deux car les autres sont en train de boire des bières ! (rires)
L: Le noyau, c'est les chansons écrites par Fonzie, d'où l'influence folk, puis nous on arrange ensemble.
F: Je joue un rôle de dj, je propose plusieurs chansons avec juste voix/guitare acoustique puis les autres décident.
L: On choisit celles qui nous plaisent, puis on change les structures.
F: Il y a vraiment une vie de ces chansons avant, elles arrivent assez simples. Puis tout le monde amène ses idées puis on élague. Sinon pour l'écriture, je fonctionne beaucoup par écriture automatique. Il y a de très vieilles chansons que j'avais écrit il y a dix ans, elles veulent dire quelque chose pour moi alors que les textes ne sont pas réfléchis. Il y a des phases de réflexion assez autistes. Mais cela part d'un truc direct, d'un plaisir mélodique par rapport au rythme des mots.

Est-ce que le bon accueil de l'EP a changé quelque chose ?
L: Le fait d'enregistrer les morceaux permet d'arrêter les choses. Sinon on peut toujours tout changer les structures... Au moment de l'enregistrement on est obligé de trouver les meilleurs arrangements. Cela permet de finaliser l'écriture. Et cela permet d'aider à la jouer sur scène, voire à les rejouer différemment.
F: On a enregistré en août un album. On est allé assez loin au niveau des arrangements. On a travaillé avec Fred Avril. Et puis, on a fait un concert il y a deux semaines dans le centre culturel St Eustache à Paris. On a joué a cappella sans micro, du coup on a pris pas mal de ce travail là à la voix. C'était assez fort comme expérience. On a repris des morceaux simples de l'EP qu'on ne refait plus habituellement sur scène. Et on a essayé donc de refaire ça, un morceau a cappella, au 4 bis cet après midi, en chantant tout ensemble.

Le live a l'air très important pour vous...
L: Le travail est évidemment hyper différent. C'est vivant, émouvant. L'enregistrement c'est comme une photo, tu ne peux plus retoucher et il reste toujours des trucs que tu n'aimes pas. Le live est plus dans l'énergie, moins dans euh... l'orfèvrerie? C'est plus animal.

L'apport des Trans Musicales pour la suite ?
L: On en attend pas mal, c'est sûr.
F: Donc ça fait chier de s'être planté à ce point là ! (rires)
L: Du coup, on va continuer à tourner à Maubeuge, ce n'est pas si grave...
F: Non, on a pris vachement de plaisir. On n'est pas vraiment surpris car je pense que les publics lillois et rennais sont semblables, il y a une forme de générosité, quand tu donnes tu reçois. Mais c'est sur la dernière chanson, on a demandé aux gens de faire silence et c'était le vrai silence ! Mais ils n'avaient rien à ce raconter ? (rires) Le bar était peut-être loin, ils n'avaient pas encore assez bu...
L: A Paris, cela n'aurait sans doute pas pu marcher. C'est vraiment touchant, c'est comme un remerciement du public.
F:A St Eustache, ils étaient obligés de se taire sinon ils n'auraient rien entendu. Oui cet après midi, les gens ont bien accrochés, c'est très plaisant.


Propos recueillis par Vincent Le Doeuff
Photo aimablement fournie par Roken Is Dodelijk.

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