Voici une sélection de concerts pour 2026, dans toute la France, en commençant par ce premier trimestre. La plupart ne sont pas (encore) complets. Cette liste sera régulièrement mise à jour, donc n’hésitez pas à la consulter régulièrement (et à cliquer sur les liens, qui renvoient pour la plupart à la billetterie et/ou aux sites web des artistes).
Flora Hibberd
Son premier album “Swirl” aura beaucoup tourné sur la platine en 2025. Il tournera encore en 2026 puisqu’une version « deluxe » est sortie le 6 février avec sept titres supplémentaires, versions alternatives, live et démos. L’occasion de retrouver la scène pour l’Anglaise installée en France, entouré de musiciens précis et subtils qui donnent toute son ampleur à son indie folk lettré, d’une grande élégance. Son récent concert à la Maroquinerie (voir vidéo ci-dessous) était un très beau moment.
26 mars à Evreux (Le Kubb) avec Michelle Blades, 30 avril à Epinal (La Souris verte).
Rage sacrée #2
Ce minifestival accueilli par Petit Bain sur deux soirées se veut le point de rencontre « entre le passé et le présent, entre l’héritage et l’innovation, au carrefour des musiques traditionnelles, de la pop et des musiques expérimentales ». Avec sept ou huit groupes et DJ par soir, la programmation est riche, très internationale (France, Italie, Grande-Bretagne, Japon, Estonie, Iran, Canada, Irlande…), et invite à la curiosité. Ici, les instruments acoustiques (dobro, vielle à roue, accordéon, cithare…) et les techniques de chant ancestrales se frottent à l’electro, au dub et autres bidouillages souvent surprenants. Beauté brute et transe tradimoderne au programme !
Les 27 et 28 mars à Petit Bain (Paris).
Yalla Miku
Sur son deuxième album, le collectif suisso-érythréen Yalla Miku, qui rassemblait à l’origine des membres de Cyril Cyril, Hyperculte, L’Orchestre Tout-Puissant Marcel Duchamp et des musiciens africains, offre un cocktail bluffant et survitaminé (electro, dub, krautrock, postpunk, musiques traditionnelles…), dans plusieurs langues dont le français. Leur musique n’est pas de tout repos, mais sait toujours rester accessible, riche et excitante. On en a eu une belle démonstration lors de leur passage au FGO-Barbara, à Paris, en février.
Le 28 mars au Centre culturel suisse de Paris.
Cory Hanson
Avec le groupe Wand, le Californien Cory Hanson s’était d’abord inscrit dans une veine garage rock psyché assez tapageuse, proche de son pote Ty Segall. Peu à peu, leur musique est devenue plus réfléchie, calme et mélodieuse sans que les musiciens abandonnent pour autant leur goût de l’expérimentation, les chansons naissant souvent de jams en studio. En parallèle, l’hyperactif Hanson enregistre des albums solo au songwriting plus classique. Sorti l’an dernier, “I Love People” est une collection de ballades de toute beauté, superbement chantées, sans doute ce qu’il a fait de plus engageant et accessible jusqu’ici. Pas impossible toutefois qu’il parte dans quelques embardées plus électriques sur scène.
Le 24 septembre à Paris (Petit Bain), report du concert initialement prévu en février.
And Also The Trees
Le groupe des frères Jones, Simon Huw et Justin, aime la France, qui le lui rend bien. Le voici de retour pour quatre dates dans le Nord et l’Ouest. Avec plus de quarante-cinq d’une carrière sans faute, les Anglais qui ont fait à plusieurs reprises la première partie de leurs amis de Cure ont de la matière pour composer leurs setlists. Les classiques aux accents postpunk des années 80, attendus par les vieux fans, côtoient ainsi des morceaux plus récents et plus acoustiques. Un groupe unique en son genre, à la musique à la fois fiévreuse et raffinée, qu’il faut avoir vu sur scène au moins une fois dans sa vie !
18 mars à Tourcoing (Le Grand Mix), 20 mars à Lorient (Hydrophone), 21 mars à Cherbourg (Le Circuit), 22 mars à Paris (Gaîté Lyrique, avec Catherine Graindorge).
The Apartments
Qui dit nouvel album des Apartments (le magnifique “That’s What the Music Is For”, paru en octobre dernier) dit tournée en France, le pays de cœur de Peter Milton Walsh. On ignore avec quelle formation il se présentera – on suppose qu’il sera accompagné, comme souvent, par quelques musiciens bien de chez nous –, mais les émotions fortes devraient comme toujours être au rendez-vous. Si l’Australien apparaît plus apaisé sur disque, ses concerts sont toujours particulièrement intenses. Evidemment inratable, d’autant plus qu’une bonne partie du territoire national est couverte.
25 mars à Angers (Chabada), 26 mars à Rouen (106), 27 mars à Metz (Les Trinitaires), 29 mars à Tourcoing (Le Grand Mix), 31 mars à Paris (Petit Bain, COMPLET !), 1er avril à Saint-Nazaire (le VIP), 2 avril à Angoulême (La Nef), 3 avril à Bordeaux (Le Rocher de Palmer), 4 avril à Volvic (Les Vinzelles).
Supersonic Block Party
Une quatrième édition sur trois soirées pour ce petit festival cousin du souvent excellent Pitchfork Avant-Garde, puisqu’il se déroule lui aussi dans plusieurs salles du sympathique quartier Bastille, à Paris. Parmi elles, le Supersonic Club et le Supersonic Records, bien sûr, mais aussi le Pop Up du Label, la Mécanique ondulatoire ou encore le Badaboum. Il sera sans doute impossible de voir les quelque 70 (!) groupes programmés, rangés dans quatre catégories (qui valent ce quelles valent) pour qu’on s’y retrouve un peu : dreamy, shiny, pogo et revival. Rien que de l’émergent, même si certains ont déjà fait parler d’eux comme Pale Blue Eyes, vus et approuvés en première partie de Slowdive, les explosifs Heavy Lungs, le groupe de Danny Nedelko (cf. la fameuse chanson d’Idles) ou les Cucamaras de Nottingham, qui ont sorti depuis 2022 quelques singles d’un postpunk sombre et nerveux, bien dans l’air du temps.
Il est déjà possible de prendre ses billets.
Les 14, 15 et 16 mai dans plusieurs salles du quartier Bastille.
Tropical Fuck Storm
Quel groupe dit mieux le chaos de notre monde que les Australiens de Tropical Fuck Storm ? Formé par Gareth Liddiard (voix, guitare) et Fiona Kitschin (basse, voix) il y a dix ans après leur départ des marquants The Drones, le quartette complété par Erica Dunn (guitare, claviers, voix) et Lauren Hammel (batterie) livre sur disque un rock tortueux et insaisissable, aux textes cryptiques, qui ne cherche jamais la facilité. “Fairyland Codex”, quatrième album studio sorti l’an dernier, présente toutefois un groupe plus posé, où les voix féminines sont souvent en avant, capable de nous émouvoir et même de nous faire danser sur le titre ”Bloodsport”. Sur scène, c’est autre chose : Tropical Fuck Storm reste une machine de guerre, qui laisse le public exsangue comme on a pu le constater l’an dernier à la Route du rock. « Un grand tout organique et orgiaque, un magma sonore qui menace à tous instant de submerger le public. L’ensemble, très maîtrisé derrière des apparences chaotiques, n’est pas vraiment une promenade de santé », écrivions-nous. Vous êtes prévenus !
14 juin à Metz (Les Trinitaires), 16 juin à Montreuil (La Marbrerie), 17 juin à Nantes (Stéréolux), 20 juin à La Rochelle (La Sirène).
The Bats
C’est un groupe rare, qui ne visite la France guère plus d’une fois par décennie. Il faut dire que les Bats sont néo-zélandais, très attachés à leur archipel, et qu’à soixante ans passés, ses membres n’ont de toute façon plus l’âge d’enchaîner les tournées internationales. Ces éminents représentants du « Dunedin sound » et du mythique label Flying Nun sont un modèle de stabilité : Robert Scott (chant principal, guitare rythmique, claviers), Kaye Woodward (guitare lead, chant), Paul Kean (basse) et Malcolm Grant (batterie) sont ensemble depuis 1982, ce qui doit en faire la formation encore en activité ayant gardé le plus longtemps le même line-up, avec Los Lobos et, bien sûr, U2. Un modèle de régularité, aussi : pas de canards boiteux dans leur discographie, et si les singles des débuts et les trois premiers albums (“Daddy’s Highway”, “The Law of Things” et le parfait “Fear of God”) sont sans doute ce qu’ils ont fait de plus essentiel, le groupe a su maintenir une qualité constante. A défaut de grandes révolutions sonores, on est certain de retrouver à chaque nouvel album – le dernier en date, “Corner Coming Up”, est sorti l’an dernier – les sonorités familières d’une indie pop aux accents folk, simple et mélodieuse, mais où la mélancolie et une certaine tension sont toujours sous-jacentes. En attendant ce concert parisiens, on peut relire cette interview que Robert Scott nous avait accordée lors du précédent passage du groupe dans la capitale.
Le 21 août à Paris (Point Ephémère), avec Special Friend.
Cake
Vous reprendrez bien un morceau de Cake ? Près de sept ans après leur dernier passage, à la Salle Pleyel (un concert d’abord prévu en janvier 2019, annulé le jour même en raison de problèmes de voix du chanteur John McCrae et reporté en octobre), les Californiens sont de retour dans la capitale, cette fois-ci à l’Olympia. Si l’on peut s’attendre à une forte proportion d’Américains dans le public, le groupe a toujours des fans en France, où il s’était fait connaître en 1997 avec sa reprise maline de “I Will Survive”, tirée de l’excellent album “Fashion Nugget” sorti l’année précédente. Pas sûr qu’on en ait un nouveau à se mettre sous la dent, mais on peut compter sur la coolitude et les chansons bien ficelées de ces rois de l’ironie pour passer une sympathique soirée. “The Distance”, qui clôt généralement le rappel, résonnera comme un hommage à leur premier guitariste et auteur de la chanson, Greg Brown, qui nous a quittés en février.
Le 26 septembre à Paris (Olympia).
Autres concerts à venir à Paris et banlieue : The Notwist (24 avril au Trabendo), Crack Cloud (29 avril à la Marbrerie de Montreuil), Marta Del Grandi (5 juin au Pop Up du Label), Aldous Harding (12 juin à la Salle Pleyel), Kevin Morby (6 juillet à la Salle Pleyel), The Whitest Boy Live (31 août au Cabaret sauvage)…
