La 27e édition du festival Les Femmes s’en mêlent se déroulera à Paris et dans six villes de l’Ile-de-France du 30 octobre au 29 novembre, et dans une vingtaine de villes de toute la France du 22 octobre au 5 décembre. De la magnifique autrice-compositrice-interprète folk canadienne Abigail Lapell à la chanteuse Alice Lewis, Française ayant grandi en Angleterre, passionnée par les synthés vintage, de la pop fine et accrocheuse de Requin Chagrin à la synth wave frontale du trio 100 % féminin Ile de Garde, récente signature Born Bad, en passant par Aure, Française polyglotte à l’univers délicat et poétique, Mélissa Laveaux, Franco-Canadienne aux origines haïtiennes dont le rock groovy brasse diverses influences, ou encore les pétroleuses US de Death Valley Girls, entre garage, soul et psychédélisme, il y en aura comme toujours pour tous les goûts.
A noter que le dispositif Les Femmes s’engagent est reconduit cette année, avec ateliers, tables rondes, speed meetings, formations, jams… favorisant les échanges et expériences entre les jeunes professionnelles de la musique.
Stéphane Amiel, programmateur historique de LFSM, a choisi pour nous cinq noms dans la programmation.
Zoh Amba (US)
« Pour la surprise de découvrir à chaque fois de nouvelles voix singulières et retrouver son amour pour le folk-rock américain. Zoh Amba fait partie des artistes qui me donnent à chaque fois l’énergie et l’envie de continuer l’aventure des Femmes s’en mêlent. Il y a une évidence dans chacune des ses compositions, un folk électrique et rugueux comme seuls savent le faire les Américain•e•s. Une proposition musicale radicale qui m’enthousiasme et me permet d’avoir toujours foi dans ce pays. »
Le 30 octobre à Paris (la Boule Noire), avec So Soli, le 10 novembre à Amiens (la Lune des pirates), avec Zoe Heselton.
Au Pairs (UK)
« Je n’aurais jamais cru possible de rencontrer un jour la chanteuse, guitariste et compositrice Lesley Woods des Au Pairs, groupe iconique mais un peu oublié du début des années 80. Il s’inscrit dans une mythologie qui habite le projet LFSM depuis le début. A la tête de cette formation mixte de Birmingham (deux femmes et deux hommes), Lesley Woods fait partie des figures les plus marquantes du post-punk britannique : féministe et incisive, elle a imposé une présence frontale, une parole explicite et une identité qui échappe aux conventions. Après avoir accueilli The Slits et Gina Birch des Raincoats, il aura fallu attendre plus de trente ans avant de pouvoir écouter sur scène les chansons de l’album culte des Au Pairs sorti en 1981, “Playing With a Different Sex”, qui inspirera le mouvement riot grrrl. »
Le 20 novembre à Paris (Petit Bain).
Championne (Fr.)
« Championne, c’est aussi une évidence pour nous. La jeune rennaise Mathilde Lejas nous a tout de suite embarqués dans son univers cold wave éthéré. C’est le renouveau rock en France que nous constatons depuis quelques années. Ce qui fait la spécificité de Championne, ce sont les basses massives, les guitares amples et les synthétiseurs menaçants qui lui donnent une identité immédiatement reconnaissable. Avec en plus des questionnements qui résonnent avec LFSM : comment trouver sa place dans une scène rock encore marquée par le paternalisme ? Réponse implacable qui passe ici par un son puissant et sombre, des textes ciselés et une puissance live incontestée. »
Le 24 novembre à Montreuil (le Chinois), avec Hélène Barbier.
Milla (CH)
« Découvrir une artiste comme Milla, venue du Valais en Suisse, fait partie des réjouissances de programmer aux Femmes s’en mêlent. J’ai tout de suite été sensible à son univers folk et intimiste. J’aime la délicatesse de ses compositions, ses silences et sa voix feutrée. Sans démonstration mais avec émotion, elle capte instantanément l’écoute et impose ses paysages sonores. Emotion à fleur de peau garantie ! »
Le 12 novembre à Paris (l’Archipel), avec Abigail Lapell.
Momoko Gill (UK)
« Chemins de traverse avec l’accueil de la batteuse autodidacte, compositrice et chanteuse anglaise Momoko Gill. J’ai tout de suite été séduit par son premier album “Momoko” qui mélange les genres, aux frontières du jazz, de la soul music, de l’électronique expérimentale et du hip-hop. Elle participe au renouveau du jazz britannique sans ostentation mais avec instinct et délicatesse. La virtuosité de ses compositions, son groove irrésistible et sa voix chaude et profonde nous plongent dans des ambiances intimistes et introspectives. L’un des plus beaux albums de 2026. »
Le 26 novembre à Besançon (la Rodia), avec Klo&Ange, le 27 novembre à Montreuil (le Bal Chavaux), avec Melissa Weikart.
