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Interviews

Sur la platine d’Elias Dris

A 19 ans, le Français Elias Dris partait en Californie pour y enregistrer un premier album de folk, “Gold in the Ashes” (2017), avec Tom Menig, le père d’Alela Diane. Suivra deux ans plus tard “Beatnik Or Not To Be”, qui le verra adapter une production plus contemporaine, ainsi qu’une relecture du répertoire de Simon and Garfunkel en compagnie de la Clermontoise Morgane Imbeaud (Cocoon). Après une période de doute marquée notamment par la mort de sa mère, le jeune homme au physique et à la voix androgynes revient avec “Pearl”, un court album inspiré par Los Angeles, ses paysages, ses artistes de légende et ses fantômes. Au fil de huit titres aux couleurs musicales variées, Elias Dris y livre une synthèse très aboutie entre écriture intemporelle et sonorités actuelles. A l’image de cette sélection de dix morceaux qui mixe les époques et fait la part belle à des personnalités fortes, qu’elles œuvrent dans un registre plutôt arty ou dans la pop plus commerciale.

Fiona Apple, car elle est notre sainte patronne. « This world is bullshit », mais Fiona Apple, jamais ! Toujours fidèle à elle-même et toujours plus spectaculaire dans son écriture et sa musicalité. La sortie de cet album pendant le confinement a été une bénédiction pour l’humanité.

J’ai croisé plusieurs fois sa musique, mais je l’ai vraiment rencontré quand j’ai eu mon permis de conduire, il y a quelques mois. Je pourrais rouler sans fin en l’écoutant. Je me reconnais dans sa manière d’enregistrer des disques très différents les uns des autres. C’est beau de construire, de faire œuvre.

C’est un groupe qui m’accompagne depuis toujours. Cette chanson, c’est le plus beau (road ?) trip qu’on puisse vivre. Je l’ai beaucoup écoutée pendant mon séjour à Joshua Tree pour tourner le clip de Bad Movie.

Il n’y a pas grand-chose de plus beau que cette chanson.

Il y a des classiques qui sont évidents. J’adore l’écriture de Joni Mitchell. C’est une voix et un album [son classique “Blue”, 1971] dans lesquels j’adore me perdre. C’est beau, subtil, profond, riche et d’une sincérité folle. Tout ce que j’aime.

Blackout est son meilleur album, truffé de pépites pop. La production est dingue et Britney montre enfin la punk qu’elle est.

Mon premier concert, au Zénith de Paris. Je suis au collège, probablement en 5e, et Lily Allen et Mark Ronson sortent un album de pop, It’s Not Me, It’s You, qui me rend dingue à l’époque. La production est brillante et Lily Allen a du culot. Moi, je suis un gamin émerveillé et je me dis : « Moi aussi, je veux faire des Fuck You sur scène. »

Melodrama est un disque incroyable. Lorde est un génie. Tout est touchant et entraînant dans ce disque, chaque son est précieux.

J’aime Madonna. J’aime le fait qu’elle soit libre et qu’elle le revendique. J’aime qu’elle fasse exactement ce qui fera parler, ce qui sera critiqué. Et surtout, j’aime sa carrière. C’est beau de voir comment elle traverse les époques. Mais là où elle m’a le plus touché, c’est avec Ray of Light.

J’aime la voix de Hayley Williams depuis le premier album de Paramore. En anglais, en Simlish, en groupe ou en solo, c’est une grande artiste, c’est indéniable. J’aime beaucoup son dernier album. True Believer est pour moi la chanson la plus forte du disque. Mention spéciale pour le live chez Jimmy Fallon, avec la citation de Strange Fruit de Billie Holiday, une chanson qui a une grande place dans mon cœur.


Photo : Tazzio.



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