> edito
accueil
> recherche
> good shoes
no hope, no future
> josh rouse
el turista
> e-grand
s/t
> chapelier fou
interview
> yeasayer
odd blood
> double u
pineapple dream
> the tiny
gravity & grace
> babybird
ex-maniac
> julien pras
interview
> roken is...
interview
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> massive attack
heligoland
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
ALELA
DIANE - Pirate's Gospel
(Holocene
Music / Fargo)
[site]
- acheter
ce disque
Une
guitare, une voix, quelques chœurs. C'est dans le plus
simple appareil que cette jeune Californienne vient fouler
les plates-bandes des grandes prêtresses indé
de la décennie (Dawn Landes, Julie Doiron, Joanna
Newsom, Laura Veirs...) sans avoir rien calculé du
tout. Il y a trois ans, balbutiant encore ses premiers arpèges
de guitare, elle enregistrait dans le garage paternel avec
son amie Mariée Sioux, les chansons de ce disque
dont elle était loin d'imaginer le destin. Aujourd'hui,
à la faveur d'une compilation heureuse (Even
Cow Girls Get the Blues), il traverse l'Atlantique et
vient nous mettre une bonne claque. Mais de quoi s'agit-il
au juste ? D'un folk rugueux et sans âge, écrit
comme il y a un demi-siècle, porté par un
jeu rudimentaire mais une voix puissante gorgée de
ferveur. C'est cela, la musique d'Alela Diane. Ce mélange
parfait entre la fragilité du monde de l'enfance
pas si éloigné et la force de la déjà
grande chanteuse qu'elle est, forgée par des années
de pratique du répertoire américain traditionnel.
Un tel talent brut ne pouvait donner qu'un grand disque
aux allures de classique immédiat s'ouvrant sur trois
pépites incontournables : "Tired Feet",
"The Rifle" et "Pirate's Gospel" laissant
d'emblée l'auditeur KO et se poursuivant par d'autres
coups d'éclat plus feutrés, "Pieces of
String" et son chœur d'enfants tristes, ou encore,
"Oh My Mama", complainte déchirante à
une figure maternelle magnifiée.
Ouvrant en grand le livre familial, puisant dans ses souvenirs
autant que dans l'histoire de ses ancêtres, Alela
Diane parvient à raconter une histoire universelle
qui prend aux tripes. Quant à la nature, perpétuel
refuge, elle n'est jamais très loin. Au plus fort
de ce disque, on se verrait bien autour d'un feu de camp,
avec elle et ses copains musiciens de Nevada City, pousser
la chansonnette dans un petit moment d'éternité.
Avec son faux air d'Amérindienne et ses incantations,
parions que les futurs concerts de la demoiselle auront
un caractère quasi-chamanique. Un pouvoir dont elle
n'a peut-être pas conscience mais qui secoue drôlement.
Luc
Tired
Feet
The Rifle
The Pirate's Gospel
Foreign Tongue
Can You Blame The Sky ?
Somethings Gone Awry
Pieces of String
Clickity Clack
Sister Self
Pigeon Song
Oh! My Mama
Heavy Walls
Gypsy Eyes
|