> edito
accueil
> recherche
> larkin grimm
parplar
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> milos unplugged
the mountain people...
> austin lace,...
interview
> austin lace,...
concert au centre...
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
BABYSHAMBLES - Down In Albion
(Rough Trade / Pias)
[site] - acheter
ce disque
Depuis
la pathétique sortie de route des Libertines, l'an passé,
les nouvelles artistiques
des frères ennemis Carl Barât
et Pete Doherty étaient plutôt rares. Voici enfin
le seul acte du sulfureux
Pete dont il est digne
de parler publiquement.
Down In Albion est le
premier album de son
nouveau groupe, les Babyshambles,
gang de seconds couteaux
autant doués pour
la musique que pour la
rock'n roll attitude.
Foutraque, c'est d'emblée
le mot qui me vient à l'esprit pour évoquer ce 16-titres
franchement long. Comme
avec les Libertines,
le bon côtoie
le mauvais, le tout produisant
chez l'auditeur un
sentiment partagé d'agacement et d'indulgence. Comme à l'époque
des Libertines, on se
demande ce que Mick Jones
vient faire ici, producteur
flemmard, sans doute
plus fasciné par
le miroir de sa propre
jeunesse que lui tend
ce groupe que par les
qualités
intrinsèques de sa musique.
Capitaine d'un "bateau ivre", Pete Doherty peine à maintenir
le cap qu'il ne s'est
d'ailleurs pas fixé. D'une voix approximative,
il délivre des chansons décousues sur des mélodies
instinctives. L'équipage tangue, avance par à-coups
suivant les bourrasques
rythmiques, s'emballe, s'essouffle, s'égare
mais, ô miracle, ne chavire pas. Contre toute attente, la
section rythmique (basse/batterie)
stabilise l'ensemble efficacement, alors que les guitares, brouillonnes,
tricotent dans leur coin.
Malgré tout, nos quatre escogriffes parviennent à marquer
une entame plutôt enthousiasmante à force d'énergie
punk-rock compensatoire
("Fuck Forever", "A Rebours", "The
32nd Of December", "Pipedown"). Dans sa volonté de
ne pas s'enfermer, le
groupe s'essaie à des ballades acoustiques émouvantes
("Albion" et "Merry Go Round"), affiche aussi
des velléités reggae peu convaincantes ("Sticks
and Stones" ou "What Katy Did Next") rappelant la
touchante maladresse
des Slits. Pete invite sa fiancée Kate
le temps d'un titre clin
d'œil mal ficelé ("La
Belle et la Bête") et laisse carrément les clés
du studio à un ancien compagnon de cellule pour un morceau
de dub paki égaré ("Pentonville") sentant
la pause bière pour tout le monde. D'autres titres, encore,
n'ont aucune structure
mais visiblement, personne ne semble s'en préoccuper ("Killamangiro", "8
Dead Boys" ou
le très mauvais "In Love With a Feeling").
Bref à trop vouloir en faire sans assurer les fondamentaux,
Down in Albion déçoit forcément. L'ensemble
manque de liant, de finition,
d'application tout simplement.
Dommage, Pete Doherty
sait indubitablement écrire
des chansons et les Babyshambles
ne sont pas manchots.
Alors messieurs... au travail !
Luc Taramini
La Belle et la Bête
Fuck Forever
A' Rebours
The 32nd of December
Pipedown
Sticks and Stones
Killamangiro
8 Dead Boys
In Love with a Feeling
Pentonville
What Katy Did Next
Albion
Back From the Dead
Loyalty Song
Up the Morning
Merry Go Round
|