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Concerts

Cascadeur à Bordeaux, le 13/10/2011

Cascadeur, c’est un casque sur le corps d’un jeune homme, mais c’est aussi un artiste que j’avais jusqu’à présent involontairement esquivé : pour ainsi dire, je n’avais presque jamais écouté sa musique avant de me rendre au Krakatoa, salle de l’agglomération bordelaise décidément inspirée dans sa programmation. Parce que, je vais vous le dire, c’était drôlement bien. Voire plus.

Cascadeur

La première partie revenait à Botibol, local soutenu par le dispositif d’accompagnement de la salle, toujours aussi inspiré, auquel la formule en trio convient très bien. Que dire de plus, si ce n’est que ses interprétations de « Through the Mountains », « Friends » ou « We Were Foxes » (qui semble s’imposer dans le public comme la favorite) sont toujours justes, nerveuses et accrocheuses, que son capital sympathie n’occulte pas son talent et que, à force de le voir, je commence à regretter l’absence de quelques titres (« Oh Son », je l’attends de pied ferme). Donc mention très bien, une fois de plus.

Cascadeur

Cascadeur, c’est un tout autre univers. Une toile en forme de demi-cercle sert d’écran de projection alors que le musicien vient s’installer aux commandes de son vaisseau spatial (ou presque) : des claviers, des ordinateurs, un mégaphone, et au milieu, un bonhomme en tenue blanche à son nom (de scène) avec un gros casque. Le decorum est présent, mais pas envahissant : au contraire, c’est parfaitement cohérent avec la musique luxuriante, planante, charnelle et insaisissable. En quelques secondes, je suis pris, je suis dans l’univers de Cascadeur, dans ces mélodies pop brillantes, leurs passages de piano de toute beauté, la voix extraordinaire du jeune homme. Toujours à l’aise dans sa relation avec le public, drôle et plein d’auto-dérision, Cascadeur enlève son casque pour un masque (un « Blue Demon », j’ai vérifié) de catcheur mexicain, mais ne perd pas le fil de sa prestation. Exubérant et très fin mélodiste, je pense à un mélange fantasque entre Randy Newman et Patrick Watson (vous avez le droit de ne pas être d’accord) qui flotterait en orbite. A aucun moment pris à défaut, d’une panne d’inspiration ou prisonnier de son personnage, Cascadeur a captivé la salle avec ses mélodies, et a su nous les délivrer avec beaucoup de grâce et de talent.

Cascadeur

 

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