> edito
accueil
> recherche
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> milos unplugged
the mountain people...
> austin lace,...
interview
> austin lace,...
concert au centre...
> the kills
interview
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
ERIC
MATTHEWS - Foundation Sounds
(Empyrean
/ Differ-Ant)
[site]
- acheter
ce disque
Il
y a une dizaine d'années, après son premier
album et un disque en collaboration avec Richard Davies
sous le nom de Cardinal, Eric Matthews était considéré
comme un prodige promis aux plus hautes destinées,
prêt à être intronisé petit prince
de la pop. Mais son deuxième album, le complexe "The
Lateness of the Hour" (1997), ne rencontra pas le succès
escompté, et il s'ensuivit un long silence, rompu
seulement l’année dernière avec le mini-LP
"Six Kinds of Passion Looking for an Exit", distribué
chez nous au compte-gouttes. Entre-temps, de nombreux prétendants
s'étaient disputé le trône laissé
vacant, même si peu d'entre eux pouvaient faire valoir
une aussi grande maîtrise de la composition et des
arrangements.
Avec "Foundation Sounds", Matthews semble vouloir
rattraper le temps perdu, alignant dix-sept morceaux et
dépassant allègrement l'heure de jeu. Une
prodigalité d'autant plus remarquable que l'auteur
s'est passé cette fois-ci de ses collaborateurs habituels
(dont l'estimable Jason Falkner, un peu perdu de vue lui
aussi) et a tout joué lui-même, à l'exception
d'une partie de clarinette. Seul le batteur Tony Lash est
présent, préposé cette fois-ci au mixage
et au mastering.
Matthews s'en explique dans les notes de pochette : ses
héros Stevie Wonder et Paul McCartney l'avaient fait
avant lui, il voulait relever le défi – pas
pour faire son intéressant, non, non, simplement
pour obtenir exactement le son qu'il souhaitait. Il raconte
également qu'à ses débuts, il envisageait
de publier 40 disques qui auraient progressivement rompu
avec l'orchestration traditionnelle de la pop et du rock
: à rapprocher du pseudo-projet de Sufjan Stevens
(le plus sérieux prétendant au trône
précité) consistant à enregistrer un
disque pour chaque Etat d'Amérique. Bref, chez Matthews,
la ligne entre exigence et prétention est toujours
très mince (cf. les notes de pochette dithyrambiques
de son premier album, qu'il avait eu toutefois la clairvoyance
de faire écrire par un autre…). Le titre de
ce nouveau disque fait ainsi référence aux
conceptions de deux grands compositeurs américains,
Aaron Copland et John Williams, nous explique-t-il, citant
quelques lignes plus loin Vivaldi, Bach ou Beethoven parmi
ses influences.
On touche là au grand problème d'Eric Matthews
: il n'arrive pas à faire simple. Ou alors il ne
veut pas, jugeant que c'est indigne de lui. Pourtant, les
plus grands orfèvres de la pop baroque, de Love à
The Left Banke (sans même parler des Beatles, des
Beach Boys ou… de Vivaldi), savaient concilier arrangements
audacieux et mélodies accrocheuses. Ici, toutes les
chansons sont façonnées avec soin, rehaussées
par une section de bois et chantées d'une voix angélique,
mais aucune ne se détache vraiment, rien ne touche
au cœur, comme le dernier Scritti Politti. Ce disque,
c'est un peu comme une exposition de tableaux où
l'on passerait de longues minutes à admirer des détails,
mais dont on n'aurait plus guère de souvenirs le
lendemain. Maintenant qu'il sait qu'il n'enregistrera sans
doute pas les 40 disques dont il rêvait, il serait
peut-être temps que le talentueux Eric Matthews revoie
ses ambitions à la baisse.
Vincent Arquillière
Our House
Sorry
Gold
When You Should Be There
Death of in Between
Survive
This Chance
Watch the Sky
Courage
All the Clowns
More than I Can Give
All that Remains
Start of the Meltdown
Sounds of Flight
The Fly
And the World Will Go
Till This Story Ends
|