> edito
accueil
> recherche
> vandaveer
grace and speed
> wolf parade
at mount zoomer
> sigur rós
eð suð í eyrum við...
> christophe
aimer ce que nous sommes
> calvi on the...
4-7 juillet 2008
> tv glory
s/t
> paul bevoir
in days of wonder
> the notwist
the devil, you + me
> lyrics born
everywhere at once
> windsor for...
how we lost
> olivier brion
track by track
> costa music
lighter subjects
> fragments de...
musique du crépuscule
> tricky
knowle west boy
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
FLORENT
MARCHET - Rio Baril
(Barclay / Universal)
[site]
- acheter
ce disque
J'avais
bien aimé "Gargilesse", le premier album
de Florent Marchet. Un bon album de trentenaire qui ne se
vautrait pas dans le delermisme ambiant, grâce à
quelques ficelles maison qui faisaient la différence
: des textes plutôt subtils, une pop qui empruntait
suffisamment au modèle anglo-saxon pour ne pas être
estampillée chanson française, et, globalement,
un intimisme de bon aloi, et décomplexé. "Je
m'en tire pas mal", chantait-il lui-même. Il
avait raison.
Attendu au tournant du second album, Florent a pris les
devants, et propose un concept-album au titre exotique,
"Rio Baril", une ville sortie de son imagination,
qui finalement tient plus du village franchouillard que
de la mégalopole sud-américaine, à
en croire les paroles du titre en question. Le clip qui
va avec confirme cette volonté de peindre une province
reculée et son mode de vie rustique, sans que l'on
sache très bien si le regard porté sur cette
France-là est tendre ou cruel, si l'on est chez Pernaut,
à Marly-Gomont ou à Groland. Deuxième
versant du concept : raconter en quinze morceaux les étapes
de la vie du narrateur, en une sorte de portrait de l'artiste
en jeune (puis moins jeune) Barillois. Bref, un portrait
en faux, où l'on retrouve les préoccupations
existentialo-contemporaines du Berrichon expatrié,
à peine transposées. Il nous parle donc de
ses traitements capillaires ("J'ai 35 ans"), des
médicaments ("Les Cachets"), et du vieillissement
en général, entre dérision –
dans la forme surtout, lisant par exemple les notices des
fameux cachets – et confidence.
Orchestré par les soins de Ryan Boesch, producteur
de Eels, l'album est décidément bien parrainé
: en plus du sus nommé, Dominique A, Katerine, l'écrivain
Arnaud Cathrine, participent à la fête. C'est
ce que l'on appelle un projet rondement mené. Ça
commence d'ailleurs très bien, avec "Le Belvédère",
chouette instrumental western. Malgré tous ces garde-fous,
cette belle introduction, et cette production dense et variée,
"Rio Baril" ne surprend pas vraiment : pourtant
très conceptualisé, l'album semble répéter
"Gargilesse" sans forcément en retrouver
les éléments les plus enthousiasmants. Les
paroles, surtout sur la première partie du film,
euh...roman, non...album, malgré la mise à
distance évoquée, ne font figure que de banales
chroniques du quotidien, parfois moyennement pertinentes
("Elle est partie, notre jeunesse (...) Mes amis, changé
d'adresse" sur "Notre Jeunesse"). Heureusement,
le récit réserve plus de surprises vers la
fin. Et l'on retrouve la voix de Florent avec moins de bonheur
qu'espéré, cette voix trop familière,
aux intonations, voire aux mélodies tout droit sorties
de "Gargilesse" – malgré la multiplication
des stratégies narratives -, une voix que l'on se
surprend pourtant à plusieurs reprises à confondre
avec celle de Souchon – drôle de syndrome, mais
révélateur de l'usage
de"recettes vocales" flagrantes ici.
Bref,
un album bien pensé, bien accompagné, très
bien produit (cf le très classe "Pavillon"
tout de même), mais, peut-être écartelé
entre la grosse artillerie déployée et des
ambitions plus triviales, moins brillant que son prédécesseur.
Loin de moi l'idée d'un "Retourne dans ton Berry,
Florent !" ; j'espère seulement ne pas voir
le jeune Marchet nous chanter dans dix ans : "C'était
mieux avant..."
David Dufeu
Le Belvédère
Rio Baril
Il fait beau
Sous les draps
La Chance de ta vie
Ce Garçon
Les Bonnes Écoles
Notre Jeunesse
J’ai 35 Ans
La Chimie
Les Cachets
On a rien vu venir
France 3
Pavillon
Tout est oublié
|