> edito
accueil
> recherche
> robert le...
oh yeah baby
> conor oberst
conor oberst
> late of the pier
fantasy black channel
> miss autopsy
the hill
> melpo mene
bring the lions out
> françois virot
yes or no
> emiliana torrini
me and armini
> james yorkston
when the haar rolls in
> ralfe band
interview
> polite sleeper
seens
> ratatat
lp3
> roma di luna
casting the bones
> son lux
at war with walls and...
> marie modiano
outland
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
HVITUR & KUBII - We Are A Trio
(site)
Chroniquer
cet album un dimanche
après-midi pluvieux est une expérience
enrichissante. Nous naviguons
avec ce disque dans les
eaux de l'électro-pop,
plus minimaliste que
ne peuvent l'être Mercury Rev ou les
Flaming Lips, pour lesquels
l'influence Spector/Wall
of Sound est davantage
prononcée,
mais au profit d'un dépouillement
particulièrement touchant. Des paroles décalées,
déformées à coup de vocoder (parfois un peu
trop présent, malheureusement), écrites par une Américaine
déjantée, Kim Sparkle, qui évoquent d'une
certaine manière le travail de Pete Sinfield sur le premier
album de King Crimson, paru
en des temps immémoriaux (1969). "You
never sleep", tout en orgues et mandoline, nous renvoie à Grandaddy
ou Sparklehorse, avec
ses voix éthérées. Une
atmosphère légère mais plombée, comme
un temps gris entrecoupé d'éclaircies. Et ce titre,
référence à la dernière tuerie de Cocosuma
ou simple constat objectif
d'une situation ? Parfois,
la solution réside dans sa simplicité.
Cette simplicité se
retrouve également dans le caractère lo-fi , voire
cheap, de certains arrangements
(les effets sonores très "Amstrad
6128" de "Float to me" ou "It happens again")
"Maybe
one Day", très Brian Eno, est aussi
puissante, à sa manière, qu' a pu l'être "Becalmed" sur "Another
Green World", post-moderne en diable. Il y a dans cette
chanson la couleur de nos vies
depuis le début des
années 90, une vérité déjà présente
chez Portishead et Björk, un "dirty feeling" qui
nous parle, à nous, les jeunes gens tristes. Avec
cette huitième plage de l'album, Hvitur et Kubii se
rapproche de cette Vérité. Penchez-vous sur "Mosquito",
dernier morceau de l'album,
dans lequel le trio infernal
rebranche les guitares et renoue
avec une musique plus brûlante, chaude. J'avais néanmoins
envie de m'arracher le bras
en entendant "On the sun",
tellement dans l'esprit de
Air, absolument magnifique, gâchée
au beau milieu par un vocoder
hors-sujet (il faut dire que
Daft Punk n'a rien fait pour
arranger les choses).
Le
monde enfantin, que Mûm avait suggéré,
la pureté vitale de Tiersen, tout en nostalgie façon "Paradis
perdu" : voilà ce que suggère l'électro-pop
lorsqu'elle est bien faite,
ce qui est le cas ici. Une
fois assimilées les influences
parfois trop présentes
du groupe, Hvitur & Kubii auront largement la capacité de
faire briller leur musique à grande échelle.
Mais tout est déjà là, en germe. Cet
album aurait pu s'intituler "Melancholy in 13 lessons".
Un seul mot : Waoooouuuu.
Frédéric Antona
I Don't Wanna Die
Chained by the Fantasy
Muse
Bubble
Follow the Eiffel Tower
You Never Sleep
Float to Me
Maybe one Day
It Happens Again
Farewell
Guilt around my Heart
On the Sun
Mosquito
|