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IN GOWAN RING - Concert Secret Au Septième Ciel, Jeudi 18 Septembre, Paris

Imaginez la terrasse du Septième Ciel transformée en veillée nocturne pour petits elfes n'ayant pas envie d'aller au dodo. La raison de cette indiscipline ? Le passage de In Gowan Ring, un barde énigmatique et solitaire dont les mélodies distillent un charme envoûtant. Depuis une quinzaine d'années, l'Américain court le monde (et surtout l'Inde), fabrique ses propres instruments et édite des chansons sur des supports confidentiels. Le genre de rencontre insoupçonnée qui vous marque tant la nature de cet artiste semble éloignée de toute posture artificielle. Sa musique ? Un folk lettré aux effluves "trad" et aux délicates réminiscences psychédéliques sans caricature. D'où le côté troubadour sans âge à mi-chemin entre la légèreté d'un Donovan et la science d'un John Renbourn. Après le maintenant rituel et convivial pot d'accueil, tout le monde s'installe sur la terrasse, autour du musicien au look d'Harry Potter (lunettes rondes vite enlevées, pantalon de velours…).

Le Sacré Cœur brille au loin, décor magique pour ses mélodies élégiaques, sa voix douce qui invite à se laisser bercer. Entre chaque morceau, un ange passe, B'eirth (c'est son nom) cherche son capo, farfouille dans ses harmonicas et colle son nez sur sa tracklist avant d'annoncer le prochain titre. Contraste entre le comique lunaire du myope et la concentration de l'interprète. A la fin du set, il s'offre un petit clin d'œil à Gainsbourg en reprenant "La chanson de Prévert", en fwancé of course. Difficile de qualifier la musique et le personnage sans se risquer à des comparaisons hasardeuses. Et d'ailleurs pourquoi faire ? Une veillée à l'ancienne, au coin d'un feu imaginaire, avec des lucioles dansant sur les toits alentours et le château de la Belle au Bois Dormant en ligne de mire… c'est déjà suffisamment unique comme ça. Le Septième Ciel au Nirvana !
Luc Taramini
Photos de Guillaume Sautereau
Merci à Damien et au Septième Ciel.
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