Jens Lekman - Interview

09/04/2008, par Guillaume Sautereau | Interviews |
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Tu as déménagé en Australie récemment ?
Oui, j'ai déménagé au début de l'année.

Tes chansons sont souvent liées à la Suède, tu penses que vivre en Australie va rapidement influencer ton écriture ? Ou est-ce qu'au contraire elles exprimeront ton mal du pays ?
Dès mon installation là-bas, les premières chansons que j'ai écrites se passaient en Australie, racontaient des choses qui m'y étaient arrivées. Je ne crois pas à la théorie selon laquelle le climat affecterait la façon dont tu écris. Dès que tu viens de Suède, on te dit "oh, tes chansons doivent parler de l'hiver alors" ou "ta musique doit être sombre". Cela dit, dès que je suis arrivé à Melbourne et que je m'y suis promené, j'ai apprécié les odeurs, toutes ces fleurs, toutes ces différentes cultures... J'ai remarqué que mes chansons étaient plus détendues, plus estivales peut-être... Peut-être que mon prochain disque sera mon album "Mungo Jerry" !

Jens Lekman, par Guillaume Sautereau

Avec un peu de recul, qu'as-tu pensé des réactions du public ou de la presse à ton dernier disque... si tu y prêtes attention bien sûr ?
Je ne lis pas les chroniques de mes disques. Mais j'ai noté que plus de monde venait aux concerts par exemple et que les gens semblaient l'apprécier. Mais je n'ai pas pris le temps ou eu l'envie de m'intéresser davantage que cela aux réactions qu'a pu susciter le disque. Je l'aime toujours beaucoup et j'en suis très fier. Comme de toutes mes chansons.

Tu réécoutes beaucoup tes anciennes chansons ?
Non, pas vraiment. J'ai réécouté "Night Falls Over Kortedala" quelques fois avant de partir en tournée, car j'avais besoin de me remettre les chansons en tête.

Ton set est composé essentiellement de chansons de cet album ?
Non, je mélange beaucoup, j'aime vraiment beaucoup mes vieilles chansons.

Autrefois tu jouais accompagné d'une section de cuivres composée uniquement de filles. De qui es-tu accompagné cette fois ?
Malheureusement, nous n'avons pas pu venir avec les cordes, pour des raisons budgétaires. Mais il y a Victor qui joue du sampler.

Tu fais toujours des concerts en solo ?
Oui, je continue à le faire très souvent, j'alterne en fait.

Tu peux me raconter l'histoire qui se cache derrière la très belle photo de la couverture de l'album ?
Ma maison de disques insistait pour que je fasse des photos promotionnelles. Mais moi, je trouvais que j'avais les cheveux trop longs. J'ai donc appeler une amie pour qu'elle vienne me couper les cheveux en échange d'un café. Tammy, qui joue de la batterie, fait également de la photo. Elle a remarqué que j'avais un air très particulier quand je me faisais couper les cheveux, très détendu, rêveur. Elle a pris une photo, une seule, et c'était la bonne. Je l'ai envoyé à un ami qui a ajouté les nuages et voilà. J'aime l'idée qu'il y ait un lien avec la chanson "Shirin" sur l'album. Tous les gens à qui je l'ai montrée avant la sortie de l'album m'ont traité de fou et m'ont dit que c'était une pochette crétine. Mais moi je l'aimais, et d'autres également.

Et en plus elle est utilisée par un coiffeur indien comme réclame sur son échoppe !
Oui ! Je suis impatient d'aller m'y faire couper les cheveux quand j'y passerai !

Est-ce qu'on peut toute de même attendre des nouvelles discographiques de ta part dans l'année à venir ?
Oui, je prépare un EP, avec de très bonnes chansons dessus, uniquement des nouvelles chansons Des chansons que j'avais commencées pour le dernier album, mais que je n'avais pas réussi à terminer. Ce sera une sortie en édition limitée pour commencer, et puis disponible plus largement ensuite, peut-être gratuitement, je ne sais pas encore.

Propos recueillis par Guillaume Sautereau
Photos par Julien Bourgeois (portrait) et Guillaume Sautereau (live)
Merci à Benjamin.

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