John, Idles à la Rock School Barbey (Bordeaux) le 24/11/2018

18/12/2018, par | Concerts |
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Cela faisait sans doute quelqus temps que je n’avais pas ressenti une telle effervescence autour d’un concert, mais ce qui surprend le plus est la composition du public. Des jeunes, des vieux, des punks comme des rockers ou des cadres approchant la quarantaine, Idles semble ratisser large, dans le sillage de son excellent album “Joy (as an Act of Resistance)”.

Mais d’abord, la mise en bouche, signée de John. John est un duo, John c’est un batteur, un guitariste, et ça suffit. A quoi ? A taper fort, crier, envoyer des riffs de guitare solides, pour du garage qui sent fort la sueur et les fonds de cale. C’est très bien fait, John ne fait pas dans la dentelle mais rallie du monde à sa cause à la force de ses bras. On se dit alors qu’on écouterait bien John, mais leur nom pourrait les condamner aux limbes du web : faites l’effort.

Idles 01

Le changement de plateau se fait assez rapidement, juste le temps de récupérer une bière, de la boire et de se positionner aux premières loges pour Idles. Cela ne durera pas : passée l’introduction de “Colossus”, morceau sur lequel la foule se contente de remuer doucement, c’est la “guerre”. On s’entend : les pogos, les vagues humaines sont ici intenses mais peu menaçantes, et c’est presque dans une ambiance bon enfant que les verres de bière sont propulsés haut dans la salle (et que leur contenu retombe, en partie sur votre serviteur). L’énergie du groupe, son caractère énervé (mais positif) renversent la salle, électrisée par Joe Talbot.

Il est difficile d’isoler un morceau de cette prestation dense et dantesque. On en retient plutôt des moments, des montées sur scène du public, Joe Talbot introduisant chaque morceau ou presque (“Danny Nedlko”, “G.R.E.A.T.”, “Samaritans” ou “Television”), clairement engagé mais jamais chiant. Là où bien des groupes auraient fini par lever le pied, Idles ne faiblit pas, relance toujours derrière une section rythmique inépuisable, qui ne fait même pas semblant de ralentir quand montent sur scène les jeunes de la Rock School. On profite alors des échanges de Joe Talbot avec la salle et le premier rang (“Comment tu t’appelles ? TU T’APPELLES QUOI ??", quand la réponse lui échappe) pour souffler un peu.

Idles 02

La dernière ligne droite s’amorce avec “Cry to Me”, leur reprise de Solomon Burke bien à eux, “Well Done” puis un furieux “Rottweiller”. Pas de rappel (“I always found encores a bit strange”, dixit Joe), mais on n’en demandait pas plus après une heure et quart de tabassage punk, qui a encore un peu plus installé Idles en nouveaux champions de la scène punk anglaise. Très fort !

Merci à Flore. Photos : Mélia

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