Meringue, Alcohol and Us - Meringue, Alcohol and Us

30/01/2009, par | Albums |
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MERINGUE, ALCOHOL AND US - Meringue, Alcohol And Us
(Autoproduit)

MERINGUE, ALCOHOL AND US - Meringue, Alcohol And UsIl était une fois trois jeunes gens, qui se sont rencontrés dans un bar de Poitiers. L'histoire ne dit pas le cheminement qui les a poussés à créer le groupe, ni pourquoi ils l'ont nommé Meringue, Alcohol and Us. Amandine, Bruce et Judicaël (notre éminent collaborateur) ont rapidement commencé à s'affranchir des reprises pour laisser la place à leurs propres compositions. Après un remarqué EP au début de l'année 2008, les voilà qui reviennent avec un album sous le bras, dix petites perles qui s'écoutent avec délectation.

Le disque s'ouvre sur "Rollercoaster", fort belle entrée en matière, pleine de douceur avec ses cordes caressantes et son ondulation permanente. Cette impression est savamment entretenue par la voix d'Amandine, dont on ne sait jamais trop si elle exprime la joie ou la douleur : en restant toujours dans cet entre-deux, le morceau trouve sa couleur, légère et torturée à la fois, et sublimée par un final aérien. Jamais complaisant, le disque se déroule, tout en émotions contenues, qui se manifestent par de légères subtilités, bien mises en valeur par la production du disque, excellente et qui sait rester discrète. A la tristesse du texte de "Basil" est ainsi associée une mélodie ténue, sur une ligne de guitare qui s'accompagne d'un violoncelle qui va en s'épanouissant au fil du morceau : "Spring Prince" rappelle la fausse légéreté de Belle & Sebastian, pour mieux cacher la souffrance du personnage évoqué. Mais derrière ces lignes d'ukulele, le toy-piano ou encore le xylophone, il y a autant d'histoires, souvent tristes ("You took my paradise and paint it black" sur "Love and Pets"), mais parfois aussi très touchantes ("Get Born and Then" est ainsi d'une magnifique pudeur). Tous les membres du trio ont mis la main à la pâte, mais l'écriture ne faiblit pas, malgré l'identité bien marquée de chaque titre : au contraire, Meringue, Alcohol and Us arrive même à faire sourire (jaune, car l'histoire est cruelle) sur "The Hungry Man", brassant chevalerie et monstre du Loch Ness en trois minutes 19. "End", morceau titré fort à propos, clôture le disque avec rugosité. C'est Bruce qui se colle au chant, et tant le texte que l'accompagnement laissent un goût de brûlé, une impression de violence, comme une gorgée d'alcool qui réchauffe et agresse à la fois : le trio poitevin montre qu'il est aussi à l'aise pour écrire des morceaux plus directs, sans pour autant perdre toute subtilité.

Meringue, Alcohol and Us a donc livré quelques pistes quant à l'origine de son nom, en faisant de leur premier album un subtil mélange de douceur et de force. Ils ont su assimiler et dépasser le cadre folk et leurs influences pour créer leur petit univers, dans lequel on prend plaisir à se lover pour y écouter des histoires. On entendra parler de ce trio, c'est certain.

Mickaël Choisi

Rollercoaster
Purple dreams
Basil
Spring Prince
Love and Pets
Find My Man
The Hungry Man
Rainbows
Get Born and Then
End

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