Mogwai, Jon Hopkins, James Holden & The Animal Spirits, 26 mai 2018, Villette Sonique

29/05/2018, par | Concerts |
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C'est dans une chaleur lourde, de celle qui précède l'orage, que l'on démarre cette soirée d'ouverture de l'édition 2018 du festival Villette Sonique. Une édition attendue au tournant, puisqu'elle est placée cette année sous le signe du départ de son programmateur historique, Etienne Blanchot. Une édition dont le line-up un peu hybride navigue entre les découvertes pointues et les grosses têtes d'affiche indie-rock, à l'image de cette première journée où l'on s'apprête à voir Mogwai, Jon Hopkins et James Holden & The Animal Spirits dans la Grande Halle de la Villette.

James Holden & The Animal Spirits

De James Holden & The Animal Spirits, on ne connait presque rien et il faut bien avouer que, bien que l'on n'en attendait pas grand-chose non plus, le set fut une très bonne surprise. Entouré d'un batteur, d'un percussionniste et d'un duo de cuivres, James Holden reconstitue progressivement quelques titres lysergiques à l'aide d'un synthétiseur modulaire qui trouve un supplément d'âme avec cette orchestration. Les drones ambiants et les rythmiques hypnotiques de “Each Moment Like the First” nous rappellent que l'on a raté quelque chose en oubliant d'écouter son dernier album.

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L'affaire est entendue depuis longtemps, Mogwai n'est bien évidemment plus ce groupe qui sonnait un peu comme Slint quand on l'a découvert il y a vingt ans. Néanmoins sa discographie, que l'on peut redécouvrir sur l'immense compilation “Central Belters”, est traversée de grands moments que l'on avait évidemment très envie de retrouver sur scène. Leur set est plus resserré que lors de leur dernier passage au Grand Rex et le groupe en profite pour nous sortir quelques vieux titres que l'on croyait oubliés, comme le très beau et long “New Paths to Helicon, Pt. 1”. C'est l'occasion de voir Stuart Braithwaite passer à la basse pour nous ressortir l'une des plus belles lignes mélodiques entendues sur un disque de post-rock. Plus tard, l'enchaînement de “Remurdered” – le titre le plus disco des Ecossais – et “Mogwai Fear Satan” - point d'orgue du groupe alternant à merveille arpèges et destructions sonores en bonne et due forme – demeure toujours aussi efficace en concert.

Il est 23h30, on bloque un peu en écoutant la musique électronique de Jon Hopkins. Concentré derrière son laptop et son synthétiseur modulaire, le musicien anglais réveille une partie de la salle qui se met progressivement à danser sous des lumières vaguement bleutées. Une danseuse avec des tubes de néon fait aussi son apparition sur scène. La fatigue nous rattrape plus vite que prévu, il est temps de rentrer sous la pluie.

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