Spasmodic Joy - A Bunker

24/02/2009, par Frédéric Antona | Albums |
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SPASMODIC JOY - A Bunker
(Pulsar) [site]

SPASMODIC JOY - A BunkerTravail d'un seul homme, Geoff Mendelson, ce deuxième effort de Spasmodic Joy, et le premier sorti sur le label Pulsar - constituant la première partie d'un "diptyque sur les désillusions, l'innocence et le confusion", selon l'artiste - tend à donner davantage de couleurs et de diversité à son propos musical et textuel. Après un premier disque, "Unknown Territory", composé de démos et de premiers enregistrements, "A Bunker" constitue une avancée significative dans le parcours musical de Geoff Mendelson. Harmonies démultipliées, theremin, autoharpe, on retrouve ici certaines ambiances proches des disques de Sufjan Stevens, axées sur des climats enfantins et reposants sur des sonorités très pures ("Hello" et "So Away", notamment). Il en ressort un folk très sophistiqué, ce qui différencie définitivement Geoff de la vague des chanteurs folk qui se multiplient actuellement. Le "White Album" des Beatles faisant partie de ses pierres fondatrices, il paraissait logique que les ambiances varient considérablement entre les morceaux et parfois même au sein d'un même titre, l'amplitude vocale du chanteur permettant ce genre de grands écart ("Now I'm Free", et ses refrains chantés en falsetto). A des instrumentaux quasi-lysergiques et merveilleusement construits, comme un bordel génial traversés de guitares twanguées, ("Kiev" ; "Tiwi Cactus & Aska Blanche") succède une country-song à la Johnny Cash, emplie de lap-steel ("Take It If You Go to Town"), ou encore une ballade troussée façon Neal Casal ("Slice of Her"). Le clou du disque se situe en avant-dernière position, avec la fresque musicale "Waiting for the Break", une des premières compos de Geoff, qui se déploie sur plus de huit minutes. Les guitares s'entrelacent les unes dans les autres pendant la première partie du morceau, puis les voix font lentement leur apparition, en arrière-plan dans le mix, tels des chœurs discrets, et la mélopée commence alors : "Nobody is going to kill me / because I'm Already Dead"... Entre Neil Young et de la musique élisabéthaine. C'est beau comme un disque de The Innocence Mission.

Frédéric Antona

Hello
So Away
Mellow
Open & Empty
Unspoken Moves (Reprise)
Jesse
Kiev
Take It If You Go to Town
Now I'm Free
Slice of Her
Wishful Thinking
Comanche
Seattle
Waiting for the Break
Tiwi Cactus & Aska Blanche

 

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