Tobias Fröberg - Somewhere in the City

19/02/2007, par David Larre | Albums |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

TOBIAS FRÖBERG - Somewhere In The City
(FireEgg / PIAS) [site] - acheter ce disque

TOBIAS FRÖBERG - Somewhere In The CityMême s'il arrive chez nous bien après Peter, Björn, John et les autres (son ami José González ou l'incontournable Thomas Dybdhal), Tobias Fröberg se présente tôt dans l'année pour briguer le sceptre du musicien scandinave le plus en vue. Il a, pour ce faire, un certain nombre d'arguments qui pourraient faire enrager la concurrence.

Tout d'abord une voix agile qui se coule en douceur dans le lit des ballades ou gambade, mi-joyeuse mi-ironique dans la pop-twee la plus dévergondée. Ensuite, des références musicales à la pelle, les Beach Boys, Simon & Garfunkel, Nick Drake, Paul McCartney, Carole King, Neil Young, toutes brassées avec une forme de générosité sans complexe, sinon celui - discutable - de vivre dans la musique d'un autre temps.

Enfin, des mélodies alertes, les textes simples de quelqu'un qui ne veut surtout pas révolutionner l'univers du folk-rock (les filles, les soirées, les virées, la solitude urbaine, tout ça), et un bon choix de collaborateurs (Ane Brun, Teitur et surtout son producteur, Linus Larsson, déjà rencontré au service d'Ana Ternheim, Nicolai Dunger ou Ed Harcourt, entre autres). A écouter son disque, le deuxième après un "For Elisabeth Wherever She Is" inconnu de nos contrées, j'ai le même plaisir nostalgique et amusé que, mettons, à écouter le "Nashville" de Josh Rouse : les morceaux y sont remplis, comme des sachets d'épices, de senteurs venues rappeler d'autres temps et d'autre lieux, mais la fraîcheur qui s'en dégage est irrésistible. Le disque se risque donc à tutoyer les aînés (Simon & Garfunkel sur un délicieux "God's Highway", Brian Wilson sur le trépidant ''What a Day'') avec une allégresse qui n'est ni fanfaronnade ni éloge transi. Les mélodies ont une certaine immédiateté qui n'est pas sans ménager, ici ou là, des finesses dans le traitement des voix (superposition des voix féminine et masculine sur ''Love And Misery'', chœurs un peu partout) et dans le choix des arrangements.

Réchauffement climatique ou non, on peut remercier le Scandinave de nous apporter un peu de soleil pour embraser l'hiver.

David Larre

When the Nights Turn Cold
Love and Misery
God's Highway
For Elisabeth Wherever She Is
The Features of a Human Face
Somewhere in the City
What a Day
Oh My Love (Here She Comes Again)
Someone
Thank You
Forever Is Just a Word in a Lovesong


Acheter sur Amazon Écouter sur Spotify


les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews