POPNEWS - le webzine de la pop musique POPNEWS
POPNEWS Novembre 2006 - album 

> edito
accueil
> recherche

> a hawk and a...
delivrance
> i am un chien
interview
> the horrors
primary colours
> vetiver
tight knit
> st. vincent
actor
> sónarkids
barcelone, 21 juin 2009
> passion pit
manners
> v/a
let's kiss and make...
> primavera sound
women, the bats, the...
> balmorhea
all is wild, all is...
> carly sings
interview
> zéro degré
des etoiles plein les...
> revolver
music for a while
> nlf3
ride on brand new time

> newsletter



> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
>
POPmusic
sélection de mp3
>
POPvideo
les émissions
>
POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list

> fils RSS



RSS Forum
RSS MP3
RSS blog
RSS Podcast

> pub

maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous : myspace
last.fm
twitter
facebook

WORDBURGLAR - Burglaritis
(Hand Solo Records) - acheter ce disque


WORDBURGLAR  - BurglaritisSJ the Wordburglar, c'est la frange la plus classique du hip hop d'Halifax, celle qui n'a pas oublié que le rap, à la base, c'est juste un type qui la ramène avec ses jeux de mots sur un beat qui tape fort, éventuellement souligné par des scratches. "You know how I feel with rap with no wordplay: it sucks", dit sur "The WB" celui qui porte en son nom même le principe de l'acrobatie verbale. Et sur "Buttafly", il s'en prend à ceux qui ne partageraient pas ce point de vue. Wordburglar, c'est clair, c'est l'amuseur public numéro un, celui qui a "more lines than cokeheads playing Tetris", pour citer cet extrait représentatif. Il est là pour divertir et pour faire rire, quitte à donner, souvent, dans la blague carambar et dans l'humour à deux balles, comme sur la petite saynète qui ouvre le disque ("oh non docteur, j'ai attrapé un burglaritis").

Son rôle de bouffon clairement assumé, le rappeur traverse tous les passages obligés du rap. L'ego-trip, tout le temps ("Rhymes With I'm", pour l'exercice le plus représentatif). L'échange et l'affrontement verbal (avec More Or Les sur "Spit fresh"). Quelques autres featurings bien sentis avec des gens très bien comme Pigeon John ("Breeze") et Bending Mouth ("Fun is Number One"). Le posse cut quand, sur les grandes cordes de "Eight Rappers & The Mason", Wordburglar invite tous ses copains, ces éternels seconds couteaux de la scène d'Halifax à la Jorun Bombay ou Jesse Dangerously. Le nécessaire hommage aux artistes de son entourage sur le très funky "Scova Notians". Et puis, autre obligation quand on fait du rap de comique, il y a aussi un titre cochon, "Let's Get Romantical".

Après, c'est toujours la même chose avec ce genre de personnes. C'est tout sauf l'ambition de faire de la jolie musique qui les motive, et les beats en pâtissent. Malheureusement, SJ the Worburglar n'a pas toujours la force de faire oublier leur indigence et de les challenger. Mais sur les quelques pistes où la production se montre plus relevée, ça le fait. Témoins le "Buttafly" déjà cité et la trompette apaisée du seul morceau où le rappeur enlève son masque de clown, "Cream of Wheat", deux titres produits par Jorun Bombay. Le disque termine plutôt bien avec le bien nommé "End Smartly". Et puis surtout, il y a ce trépidant "The Route" au beat de western où notre boute-en-train raconte sa vie périlleuse de livreur de journaux. C'est peu, c'est trop maigre, mais c'est tout de même suffisant pour se pencher quelques temps sur ce second album du Canadien.

Sylvain Bertot

Diagnosis
WB
Hat Trick
Buttafly
Breeze (feat. Pigeon John)
Sayin' Raps
Scova Notians
Eight Rappers & The Mason
Word Owner
Let's Get Romantical
Slobberknocker
Layman's Terms
The Route
Rhymes with I'm
Hermaphromic
Masonry
Spit Fresh (feat. More or Less)
Cream of Wheat
Fun Is Number One (Eat a Parrot) (feat. Bending Mouth)
End Smartly